Pourquoi être grand-maman est émouvant pour Nathalie Simard

Patrick Delisle-Crevier

2025-11-20T11:00:00Z

Nathalie Simard est grand-maman de la petite Maélyse, qui aura bientôt un an. Sa fille, Ève, et elle racontent à quel point la naissance de cet enfant a eu un impact positif dans leur vie. C’est au dernier étage de notre appartement que débarquent, en ce petit matin, Nathalie, Ève et la petite Maélyse, la fille d’Ève, qui a pointé le bout de son nez il y a presque un an, faisant de notre chère Nathalie Simard une grand-maman aux anges!

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Nathalie, tu es dans un beau tourbillon en ce moment avec ta petite-fille et tous tes projets, dont la sortie de ton album Par les temps qui courent.

Nathalie: C’est assez fou en ce moment. Mais je suis disciplinée et je fais attention à moi. Quand je reviens à la maison, j’accorde beaucoup de temps à Ève et à Maélyse. Nous prenons soin les unes des autres. J’aime tellement ma nouvelle vie proche de ma fille et de ma petite-fille.

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Je vous regarde toutes les trois et vous formez un beau trio, vous êtes belles à voir...

Ève: Merci. Nous formons en effet une belle équipe. Notre complicité et notre dynamique, entre ma mère et moi, sont tout à fait naturelles. On se partage les tâches et on s’entraide beaucoup.

N.: C’est juste normal que ce soit comme ça. Il faut dire que Maélyse est une enfant incroyable, c'est un beau petit rayon de soleil.

Justement, qu’est-ce que l’arrivée de Maélyse, il y a presque un an, a changé dans vos vies?

È.: Tout! (rires) Mais pour le mieux, et je me découvre une force insoupçonnée. Je pensais qu’il y avait juste ma maman qui avait ça. Mais j’apprends à avoir confiance en moi et je réalise que je suis capable, moi aussi, d’être une bonne maman. Je suis donc fière de moi et de la maman que je deviens. Ma fille me fait évoluer, elle me fait grandir à plusieurs niveaux. Je veux découvrir le monde avec elle pour l’accompagner le mieux possible.

Nathalie, ça donne un coup de vieux de réaliser que Nathalie Simard est désormais grand-mère. Qu’est-ce que ce nouveau rôle représente pour toi?

N.: Je veux que ma petite-fille m’appelle grand-maman — pas mamie ou un truc du genre. Elle est la seule sur huit milliards d’humains sur Terre qui peut m’appeler grand-maman, et j’y tiens. Voir ma fille maman, ça me touche. Elle est tellement solide! Moi, à 23 ans, j’ai été garrochée dans l’aventure de la maternité, et Dieu sait que je voulais tellement cette enfant-là! Ève est arrivée dans ma vie et elle m’a fait énormément évoluer. On dirait qu’à travers Ève et Maélyse, je rebâtis ma vie à 56 ans.

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Explique-moi ça?

Je suis la mère d’Ève, mais là je suis aussi la grand-mère de Maélyse, c’est comme avoir deux regards différents sur les choses. Tout ce que j’ai fait dans ma vie pour ma fille prend un nouveau sens, quand je vois celle-ci reproduire la même chose avec sa fille à elle. Ma fille aura bénéficié un peu de ce que je lui ai légué. Ça brasse beaucoup de choses et ça me fait voir la vie différemment.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Je n’avais jamais réalisé à quel point tu étais jeune quand Ève est née...

Oui, j’étais encore une enfant dans ma tête quand ma fille est venue au monde. Je suis devenue une mère surprotectrice, j’y suis allée d’instinct, avec elle. J’ai élevé ma fille et elle m’a élevée aussi. J’ai tellement voulu être une bonne mère! Et j’ai tout donné, à cette enfant-là. Je suis fière de la mère que j’ai été. J’ai voulu donner à ma fille des bases solides et surtout beaucoup d’amour.

As-tu été la maman que tu voulais être, avec Ève?

Oui. C’est certain que j’aurais pu faire mieux, mais quand je vois ce qu’elle est devenue, je suis si fière! Elle a des valeurs bien ancrées, des valeurs que je lui ai transmises. Ma fille a du caractère, elle ne se laisse pas piler sur les pieds. Étant donné ce que j’ai vécu, c’était important pour moi qu’elle soit capable de dire non et qu’elle puisse prendre position. Par ailleurs, ma fille est tellement drôle avec sa fille que ça me touche vraiment. Elle me fait rire quand elle appelle affectueusement Maélyse «son petit cossin». C’est tellement cute!

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Ève, ç’a représenté quoi, pour toi, d’être la fille de Nathalie Simard?

È.: Je suis fière de ça, aujourd’hui, car je réalise pleinement qui elle est. Mais, petite, c’était juste normal pour moi que les gens arrêtent ma mère sur la rue. Je me souviens toutefois d’en être venue à demander à ma mère pourquoi les gens capotaient de même sur elle. Elle m’a expliqué qu’elle travaillait dans le public et qu’elle passait à la télévision. Mais pour moi, cela n’avait rien d’exceptionnel, car ça faisait partie de ma vie.

Avez-vous toujours été fusionnelles, toutes les deux?

Oui, nous avons toujours été fusionnelles. Dans les périodes difficiles, nous nous sommes soudées encore plus. J’ai toujours été très fière de ma mère. Je me considère comme choyée d’avoir une mère aussi présente et dévouée.

N.: J’ai toujours été très proche de ma fille, et la naissance de Maélyse a fait en sorte que nous sommes encore plus complices. On se complète l’une l’autre, et nous habitons proche l’une de l’autre.

Justement, Nathalie, qu’est-ce qui t’a amenée à vouloir déménager proche d’Ève, à deux heures de route de Montréal?

Ce qui a été l’élément déclencheur, c’est qu’Ève devait avoir des jumeaux, au départ. J’ai alors décidé de me rapprocher pour être présente auprès d’elle, car Maxime, le conjoint d’Ève, n’est pas là plusieurs semaines dans le mois. Mais, à 10 semaines, un des jumeaux est décédé.

È.: J’ai trouvé ça difficile de perdre un de mes deux bébés. Ç’a été un deuil. On avait réorganisé la vie en fonction de deux bébés qui arrivaient. Surtout que j’ai toujours dit à mon chum que je n’allais avoir qu’une grossesse, pas deux, et donc nous étions bien heureux d’avoir deux enfants en même temps. Mais la vie en a décidé autrement, et heureusement, un des bébés était en santé et son cœur battait toujours.

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Ève, est-ce que ton idée de n’avoir qu’une seule grossesse est toujours présente? C’est clair pour toi que tu n’auras pas de deuxième enfant?

Non, je ne vais pas avoir de deuxième enfant, ce sera juste Maélyse. Une famille de trois, en ce moment, c’est une belle dynamique, surtout que nous voyageons beaucoup. C’est plus simple.

Parlons de la situation de Maxime, ton conjoint. C’est important de mettre un contexte et d’expliquer que celui-ci n’est pas loin de la maison par choix...

Maxime est mon conjoint depuis cinq ans, il est opérateur de machinerie lourde dans une mine située dans le nord du Québec. Il y travaille 21 jours, puis revient deux semaines avec nous pour repartir ensuite. Quand il est à la maison, on est toujours ensemble, on se fait des petits voyages, des vacances et nous visons notre vie de famille.

N.: Je veux préciser dès le départ que je ne pourrais pas espérer mieux comme conjoint pour ma fille et comme père pour Maélyse. Maxime est un homme extraordinaire. Il est tellement gentil, drôle, dévoué et travaillant! Il a toujours plein de projets, il est débrouillard, et c’est un garçon qui en mène large pour son âge.

Est-ce difficile pour toi, Ève, que ton homme soit absent aussi longtemps dans le mois?

È.: Oui, mais je suis indépendante de nature. Je le vis quand même très bien. Mais c’est certain que je m’ennuie de mon chum, surtout quand la petite franchit de nouvelles étapes. Mais heureusement la technologie nous permet de communiquer facilement. On se fait des FaceTime tous les jours. C’est un sacrifice pour la famille et c’est un travail d’équipe, mais je suis bien entourée.

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Ève, quand notre mère s’appelle Nathalie Simard, est-ce qu’on a déjà songé à faire le même métier qu’elle?

Bah oui, c’est certain, adolescente, je rêvais d’être une Rihanna ou une Beyoncé, mais je me suis rendu compte assez vite que ce n’était pas pour moi, même si j’aime chanter et que ça fait partie de mes racines. J’aime les animaux et j’en fais mon métier, en ce moment, en faisant du toilettage au rythme de deux jours par semaine.

Nathalie, une chanson de ton album qui a pour titre De mère en mère décrit très bien votre trio. Parlez-moi de cette chanson?

N.: Oui, cette chanson est un beau cadeau de Dominique Nadia Villemaire, une femme dont j’étais l’idole de jeunesse. Elle a écrit les paroles et la musique avec la participation au texte de Daniel Laquerre. C’est ma bonne amie Sara Dufour qui a fait le pont dans tout ça. Cette chanson est tellement belle et elle dit sur ma relation avec ma fille et ma petite-fille.

En terminant, que pouvons-nous vous souhaiter pour les prochains mois?

N.: Avec mon album country Par les temps qui courent, mon rôle dans Indéfendable, celui dans Évangéline, la tournée des spectacles de Noël et l’animation de l’émission Du Québec au ventre, disons que ça va être occupé! Mais je vais continuer dans ce tourbillon d’être une mère et une grand-mère présente, car c’est le plus important.

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È.: Je vais continuer d’être une bonne maman, je vais regarder ma fille grandir. J’ai tellement de projets pour elle! Je suis fière de ma mère et de ce qu’elle accomplit. Elle a eu une grande carrière et a su passer à travers les épreuves. Je suis fière d’être sa fille. Ma mère mérite des éloges à n’en plus finir et je ne vais jamais me gêner pour le dire. Elle a dénoncé et elle a ouvert les yeux sur beaucoup de choses à des gens, puis elle a continué d’avancer dans la vie, même quand elle avait les deux pieds dans le sable mouvant. Ma mère, c’est mon idole!

Le nouvel album Par les temps qui courent est vendu en combo avec un magazine Biographie consacré à Nathalie Simard, qui contient notamment une longue entrevue et le détail de chaque chanson du disque. À travers plus de 150 photos, on retrace le parcours de la chanteuse depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui. On présente également une entrevue exclusive avec sa fille et avec sa gérante ainsi que le témoignage de plusieurs personnalités et amis de la chanteuse. Un cahier détachable avec toutes les paroles des chansons est aussi offert au milieu du magazine. Le combo est en vente dès maintenant en magazine et sur jemagazine.ca.

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