Pourquoi la «merch» est devenue essentielle pour soutenir les artistes d’ici

Anaïs Guertin-Lacroix

2025-12-07T13:02:09Z

On a tous déjà porté ce chandail acheté lors d’un spectacle. Celui qu’on arbore fièrement parce qu’il rappelle un moment unique. Cette pièce de vêtement fait partie de la marchandise promotionnelle, ou plus simplement de la merch. Un secteur en pleine croissance, qui joue aujourd’hui un rôle crucial dans la survie économique des artistes, particulièrement au Québec.

La merch n’a jamais été aussi populaire

T-shirts, casquettes, affiches, accessoires... L’industrie pesait déjà près de 3,5 milliards de dollars en 2018, preuve que l’attachement au souvenir reste fort. Et pour les artistes, la marchandise est devenue une source de revenus incontournable. Avec la chute des ventes d’albums et les faibles revenus tirés du streaming, vendre un chandail peut avoir un impact immense : on estime qu’un seul t-shirt représente l’équivalent de 12 000 écoutes d’une chanson. Acheter de la merch, c’est donc poser un geste concret pour soutenir un artiste qu’on aime.

Encore faut-il l’acheter au bon endroit

Les vêtements vendus dans les chaînes de mode rapide ne rapportent rien aux créateurs : ce sont les magasins qui empochent les profits. À l’inverse, acheter directement sur le site officiel d’un artiste ou à la table de merch lors d’un spectacle garantit que presque tout l’argent leur revient.

La merch ne se limite plus au traditionnel t-shirt

Les artistes rivalisent maintenant d’originalité : épinglette des Dead Obies, jeu de cartes de Salebarbes, ouvre-bouteille de Fanny Bloom... Certains poussent même l’audace jusqu’à offrir des produits totalement inusités, comme des cercueils personnalisés.

L’histoire de la merch

Elle remonte aux années 50, lorsqu’un fan anonyme crée un prototype de chandail à l’effigie d’Elvis Presley. Mais c’est à la fin des années 70 que l’industrie explose réellement. Le groupe AC/DC découvre alors que ses produits dérivés lui rapportent davantage que ses ventes de disques ou de billets. Au cinéma, l’exemple le plus marquant demeure celui de George Lucas, qui accepte un salaire réduit pour obtenir les droits de la marchandise de Star Wars. Une décision visionnaire : 40 millions de dollars de produits vendus en un an.

Aujourd’hui, la merch évolue aussi vers des choix plus écologiques. Marilyne Léonard propose des vêtements recyclés, tandis que Billie Eilish mise sur des matériaux durables, comme le coton biologique ou les encres à l’eau.

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