Pourrait-on retrouver un semblant de vie normale à Montréal?
Agence QMI
Même si le bilan de la COVID-19 est en baisse à Montréal, la directrice de santé publique Mylène Drouin ne croit pas que la métropole sortira de la zone rouge le 8 février prochain.
• À lire aussi: COVID-19: 1368 nouveaux cas et 39 décès supplémentaires au Québec
«On voit vraiment l’effet de la réduction des contacts sociaux, le respect des mesures sanitaires est plus grand depuis janvier», a-t-elle expliqué jeudi en entrevue à 100% Nouvelles sur les ondes de LCN.
Malgré une baisse des cas, et même un taux de reproduction sous la barre du 1, les nouvelles infections demeurent plus élevées qu’à la fin du mois de novembre ou du début décembre, a-t-elle souligné, en appelant à la vigilance.
Elle invite d’ailleurs une fois de plus la population à se faire tester dès l’apparition du moindre symptôme.
La directrice de santé publique s’interroge néanmoins sur une «reprise» sans mettre à risque la santé de la population.
«Il faut regarder quelles sont les activités qui nous permettent de garder notre taux de reproduction en bas de 1. Quels sont les activités et les secteurs à moindre risque qui permettraient de retrouver un semblant de vie normale et éviter la reprise de la pandémie?» a-t-elle dit.
Par ailleurs, le ralentissement dans l’obtention des doses de vaccins au Canada et au Québec ne risque pas d’avoir trop d’impacts à court terme à Montréal.
«La semaine prochaine, Montréal allait avoir assez de doses pour continuer, voire même terminer certains groupes de travailleurs de la santé prioritaires et même commencer à vacciner dans certaines résidences pour aînés», a assuré la Dre Drouin.
Si tous les quartiers sont au rouge, certains quartiers plus chauds sont ciblés dans la recherche de cas et les efforts sont intensifiés.