QS dénonce l’attitude de la CAQ face au tramway
Le parti tenait une assemblée publique virtuelle


Taïeb Moalla
La Coalition avenir Québec (CAQ) utilise des arguments « fous » et « paradoxaux » pour retarder le projet de tramway de Québec, a vivement déploré Québec solidaire.
C’est ce que les deux députés solidaires de la région de Québec – Sol Zanetti et Catherine Dorion – ont affirmé mardi soir lors d’une assemblée publique virtuelle visant à mousser le mégaprojet de la Ville de Québec.
« Le gouvernement ne veut même pas que le tramway se rende jusqu’à Cap-Rouge. Au nom de la desserte des banlieues, ils veulent que le tramway ne se rende pas en banlieue ! C’est complètement fou », s’est étonné M. Zanetti lors de la rencontre à laquelle participaient 168 personnes en ligne.
Exhibant une carte détaillée du Réseau de transport structurant, il a juré que le projet actuel « est meilleur pour les banlieues » par rapport à ce qui était sur la table lors de la toute première annonce de mars 2018.

Troisième lien
« Ce qu’ils veulent, c’est faire retarder le projet de tramway pour pouvoir lier ça au projet de troisième lien, a-t-il avancé. Aucun des arguments de la CAQ pour retarder et nuire au projet n’a jamais tenu. Tout est contradictoire. C’est des choses qui n’ont pas de bon sens. C’est vraiment problématique et désolant. »
M. Zanetti a également regretté « l’alliance entre la CAQ et les radios anti-transport en commun » et « la désinformation des radios » privées dans ce dossier.
« Vous l’humiliez publiquement »
Encore plus directe, Catherine Dorion a dénoncé « la bullshit » gouvernementale et a appelé à « faire monter la pression » sur les députés caquistes de la région de Québec.
« C’est le meilleur moment pour nous de frapper. Si on envahit leurs boîtes courriel, leur malaise va augmenter et les discussions du caucus de la CAQ vont être d’une autre nature », a-t-elle suggéré.
À une participante qui déplorait de ne pas avoir reçu de réponse à un courriel envoyé au député caquiste de Vanier-Les Rivières, Mario Asselin, la députée Dorion a proposé ceci : « Vous pouvez l’écrire dans vos médias sociaux : “j’ai écrit à mon député, je n’ai pas eu de réponse”. Vous taguez le député. Vous l’humiliez publiquement, là, pour ne pas vous avoir répondu. C’est sa job de vous répondre ».