QS propose d'encadrer les campements d'itinérants

Agence QMI
Québec solidaire a proposé mardi que les campements d'itinérants qui apparaissent à Montréal soient encadrés plutôt que démantelés, au lendemain de l'éviction des campeurs du boisé Steinberg.
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«Abolir un campement n’abolit pas le risque, il ne fait que le déplacer. La solution, ce n’est pas de procéder à des démantèlements de camps en série tout l’été, c’est de réduire au maximum le niveau de risque dans ces campements et d'offrir l’accompagnement psychosocial menant notamment à l’accès au logement», a fait valoir Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve.

Le député suggère entre autres de fixer un nombre maximum de tentes par petits campements, d’établir des mesures de sécurité de base avec l’aide du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et de prévoir des visites régulières des services sociaux, notamment du centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) et des groupes communautaires.
«À long terme, il faut que le gouvernement s’attaque à la racine du problème: la crise du logement. Les solutions, on les connaît: mettre en place un registre des loyers, interdire les rénovictions, mais aussi investir dans le logement social et abordable pour garantir un toit à tout le monde», a ajouté le député.
Lundi, les occupants du campement d’itinérants de la rue Hochelaga, à Montréal, ont été évacués, un peu plus d’une semaine après leur installation.