GNL Québec, protection du territoire : on a demandé au ministre de l'Environnement où on en est dans ces dossiers

François Carabin
Certains grands dossiers retiennent particulièrement l’attention dans la lutte aux changements climatiques au Québec : on a demandé au ministre de l'Environnement Benoit Charette où on en était dans le processus pour quatre d'entre eux.
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GNL Québec
On devrait savoir ce qui se passe avec GNL Québec d’ici la fin de l’été. Ce projet d’usine de liquéfaction est très controversé, et le ministre Benoit Charette a demandé au promoteur de lui revenir avec des corrections cet été, après avoir pris connaissance du rapport du BAPE, qui tirait des conclusions sévères. M. Charrette donnera ensuite son avis au Conseil des ministres.
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«D’ici la fin de l’été, une recommandation sera faite. Je vous confirme que GNL Québec a pu fournir un certain nombre de réponses aux questions qu’on leur posait. Du côté du ministère, l’évaluation se fait, et on est très, très confiants qu’on aura l’heure juste d’ici la fin de l’été», affirme le ministre Charette.
Fin de l’exploitation des hydrocarbures
Le gouvernement étudie l’idée de cesser l’exploitation des hydrocarbures au Québec. Selon un rapport récent du Centre québécois du droit de l’environnement, Québec a entre ses mains tous les pouvoirs nécessaires pour mettre un frein à l’exploitation de ces ressources non renouvelables.
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«C’est une idée qui est étudiée par différents groupes, dont le gouvernement du Québec. Oui, c’est quelque chose qu’on regarde en ce moment, sans pouvoir dire qu’on ira dans une direction ou une autre», avance le ministre.
Protection du territoire

Le Québec est à seulement 0,3 point de pourcentage d’atteindre les cibles internationales de 17% du territoire protégé fixées par l’Union internationale pour la conservation de la nature.
«Le 0.3% qui nous manque est identifié. C’est l’île d’Anticosti. La raison pour laquelle ce n’est pas inscrit au registre, c’est qu’on ne sait pas quel type d’aire protégé y sera implanté. Pour nous, d’ailleurs, la cible de 17% n’est pas une fin en soi. On va continuer de faire des avancées.»
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Goldboro et gazoduc en territoire québécois
Goldboro, c’est loin d’être fait. Les idéateurs de l’usine de liquéfaction Goldboro, qui doit s’installer en territoire néo-écossais, ont prévu transporter le gaz naturel dans un gazoduc qui passerait en territoire québécois. Ça suscite de l’inquiétude, notamment en Estrie où le pipeline passerait, mais on est loin de la coupe aux lèvres.
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«C’est purement hypothétique. Aucun projet n’a été déposé au ministère de l’Environnement à ce sujet. C’est difficile de même évoquer quelque scénario que ce soit.»
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