Qu'est-ce que Josélito Michaud apporte à la carrière de Luc Langevin?
Vous pouvez voir le spectacle «Là où l’impossible prend vie» dès juillet à travers le Québec
Alicia Bélanger-Bolduc
L’illusionniste Luc Langevin ne finit plus de nous impressionner avec ses numéros à grand déploiement qui laissent son auditoire bouche bée. Il est de retour sur scène avec son quatrième spectacle Là où l’impossible prend vie, qu'il emmènera en tournée à travers le Québec dès juillet, avant de s’envoler pour l’Europe.
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Qu’est-ce qu’on retrouvera dans ton tout nouveau spectacle?
Je travaille activement sur celui-ci depuis un an, mais j’ai l’impression d’y être plongé depuis une éternité. C’est, à mes yeux, l’aboutissement de 15 ans d’expérience. Avec trois autres spectacles derrière la cravate, je peux maintenant compter sur une équipe efficace, sans laquelle j’aurais été incapable de créer à si grande envergure. Chaque numéro est unique, conçu sur mesure par moi et mon complice de toujours, Stéphane Bourgoin. Depuis la pandémie, je me suis rendu compte que les gens consomment moins de culture. Pour les faire sortir de chez eux, il fallait créer un événement à grand déploiement, avec des illusions impressionnantes.
La notion d’impossible est très importante pour toi!
Surtout que cet aspect dépend de chaque personne. La magie d’aujourd’hui, avec la technologie et la science, rend envisageable des choses qui étaient considérés comme une lubie il y a quelques années. Je vois aussi ce spectacle comme un message d’espoir que tout peut être atteignable. On a tous besoin d’un peu de magie dans notre quotidien, de revivre l’émerveillement de notre enfance. On peut tous rêver et réaliser nos objectifs. Ma fascination pour l'impossible, c'est justement de repousser les limites et de le partager avec les gens pour insuffler un peu d’espoir.

Comment réussis-tu à te renouveler dans la création de numéros?
Il y a toujours une part de recherche et de développement. C’est un gros travail d’équipe pour monter chacun des numéros. Dans mon cas, je pars de l’effet magique ou de l’histoire que je souhaite raconter. Par exemple, dans mon dernier spectacle, je faisais apparaitre un avion sur scène, donc on ne doit pas négliger l’aspect technique. Il faut aussi penser à la musique et à l’éclairage: quelle émotion je veux que mon auditoire ressente? On doit répondre à toutes ces questions pendant la conception et, par la suite, on entre en atelier de travail, où on donne vie à ce qu’on a imaginé et où on le répète des dizaines de fois.
Comment on se sent aux derniers instants avant le début de cette tournée?
À la fois fébrile mais excité de retrouver le public. Les moments où je ne suis pas sur scène, je suis en sevrage de l’amour de mon auditoire. En même temps, c’est beaucoup de pression, puisqu’à chaque fois, les gens veulent être surpris, donc on doit se creuser la tête pour faire des numéros qui impressionneront à tout coup. Quand je vois les étoiles dans les yeux des gens à qui je montre des parcelles de numéros en répétition, ça me rappelle pourquoi je fais ce métier.
Qu’est-ce qu’on désire avec cette nouvelle tournée en Europe?
La magie est universelle, on veut donc rejoindre le plus grand nombre de personnes possible. Puisque c’est un spectacle avec d’importantes illusions, c’est plus justifié de faire de plus grandes salles qu’auparavant. Chacun de mes numéros est unique au monde. Avec mes spectacles précédents, j’ai toujours bien performé dans la francophonie européenne, donc on ne veut que continuer à surfer sur la vague. Tout récemment, j’y étais pour faire de la promotion et j’ai été surpris de me faire arrêter dans la rue, puisque les gens commencent à bien me connaître.
Parle-moi de ta nouvelle relation professionnelle avec Josélito Michaud.
Il est mon manager, mon directeur artistique et le directeur de création de mon quatrième spectacle. Il va produire aussi mes émissions de télévision. Il apporte un supplément d’âme à ma magie. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’empathie. Il m’emmène un peu dans son monde et m’aide à toucher davantage les gens. Oui, les numéros sont impressionnants, mais il m’appuie avec la mise en scène, qui est poétique et tout en finesse. Avec toute son expérience dans le milieu artistique, les gens n’ont pas besoin d’aimer la magie pour passer une belle soirée avec ce nouveau spectacle.

Après les problèmes survenus avec ton ancienne équipe de gestion, est-ce difficile de faire confiance à nouveau?
Nous nous connaissions déjà depuis 12 ans. Quand je me suis retrouvé sans équipe, je suis allé le voir pour des références et des conseils. Et puis, j’ai osé lui demander s’il voulait travailler avec moi. Il m’a répondu d’emblée non. C’est en juin dernier seulement qu’il m’a enfin dit oui. Je ne me suis même pas imaginé que ça pouvait être possible, mais le timing était le bon pour lui et pour moi. Je crois qu’il avait besoin de magie dans sa vie! (rires) Il y a une vraie belle équipe autour de moi: les gens de La Tribu et Les 2 Belges.

Comment on balance la vie de tournée avec la famille?
J’ai mes deux enfants Victor et Justine, et c’est un défi à chaque fois de concilier famille et travail. Ils m’ont accompagné à Paris dans mon précédent spectacle, et ça se pourrait qu’on fasse la même chose, cette fois. Le quotidien en tournée est quand même mouvementé, puisqu’on voyage en bus et on roule la nuit. Je pense que ce n’est pas vraiment idéal pour des enfants et c’est aussi une pression de devoir être parent le jour et artiste le soir. J’adore être avec ma famille, donc on trouvera assurément du temps pour être ensemble.