Quand Marcus suit les pas de Renee Wilkin: un duo mère-fils inspirant

Alicia Bélanger-Bolduc

2025-07-17T10:00:00Z

Le duo mère-fils formé par Renee Wilkin et Marcus incarne la relation familiale dont rêvent bien des gens. Portés par une forte complicité, une écoute mutuelle et une passion partagée pour le chant, ils se sont confiés à nous avec émotion sur leur parcours et leurs projets à venir.

• À lire aussi: Après France Castel, une autre chanteuse se retire du spectacle «Les belles-sœurs symphonique»

• À lire aussi: Grossophobie : Renee Wilkin partage un incident blessant

Décrivez-moi votre relation?

Marcus: On a une très belle complicité. Il y a beaucoup de choses qu’on aime tous les deux comme se maquiller, chanter et danser. On a plein de points communs, donc ça nous relie énormément.

Renee: Depuis qu’il est tout petit, on a une relation en symbiose. Il y a un élément spécial avec le fait que j’étais enceinte de lui quand j’ai fait La Voix. Les gens ont suivi notre parcours et on me demande encore aujourd’hui comment mon bébé se porte. Il a 11 ans, ce n’est plus un enfant du tout! J’ai deux beaux garçons complètement différents, mais c’est vrai qu’on a beaucoup de points communs.

Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

Publicité

Est-ce qu’ils aiment te suivre pendant tes spectacles?

M: J’aime beaucoup l’accompagner dès que c’est possible. Mon frère un peu moins... il les voit une ou deux fois et il est satisfait! Je trouve ça le fun de découvrir l’arrière-scène, comprendre comment ça se passe et observer les répétitions. Ça m’intéresse, mais ça me permet aussi de l’entendre chanter plus souvent.

R: Marcus peut voir le même spectacle 25 fois et il ne se tanne jamais. Il revient à chaque moment qu’il peut. Il est rendu qu’il connaît autant que moi les salles du Québec. Il s’autorise également à nous donner quelques petits commentaires. (rires)

Entendre ta mère chanter doit faire partie de tes souvenirs depuis que tu es tout jeune?

M: J’en suis sûr, mais je ne m’en rappelle pas vraiment. J’aime encore beaucoup l’écouter et chanter avec elle.

R: Surprenamment, ça les apaisait. Pourtant, je chante assez fort! (rires) J’ai des photos de moi en studio qui enregistre avec mes deux fils dans des porte-bébés collés à moi. Ça ne semblait pas trop les déranger. Ils sont habitués d’entendre de la musique, c’est même les voisins qui doivent se tanner avant eux! Par contre, je ne suis pas quelqu’un qui doit toujours avoir une trame sonore qui l’accompagne partout comme certains artistes. Il y a tellement de bruits et d’activités dans ma vie que j’ai aussi besoin de silence.

Publicité
Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

Marcus, tu chantes maintenant beaucoup avec ta mère. Est-ce que tu désires toi aussi faire carrière dans ce domaine?

M: En ce moment, c’est pour le plaisir, mais c’est mon souhait d’être chanteur plus tard. J’ai commencé vers l’âge de quatre ans et je n’étais pas très bon, mais j’ai toujours adoré ça et je persévère. J’aime aussi beaucoup les comédies musicales.

R: Il est dans la chorale de son école et il était aussi dans le chœur d’enfants lors d’une de mes prestations à Zénith. Il fait également des choses de son côté, mais il aime de plus en plus m’accompagner sur scène. On est encore submergés par beaucoup d’émotions quand on chante ensemble, il ne faut pas trop se regarder! (rires) Il a fait un concours de talents dernièrement et gagne en confiance, je suis très impressionnée. On aime publier des vidéos de chant et de danse sur mes réseaux sociaux, et vraiment c’est ce que mon public préfère.

Est-ce que ça te fait un peu peur de voir ton enfant suivre tes traces?

R: Ça me rend fière, mais je réalise que je suis nerveuse quand il est sur scène. J’ai envie de faire comme ma mère et de l’encourager dans tous ses projets. Il est aussi excellent à l’école. Il est venu un moment dans ma vie où je voulais devenir mathématicienne ou chanteuse et j’ai eu le soutien complet de mes parents. Je ferai de même pour mes deux fils. Je trouve que pour son âge, il a du charisme, il est sympathique et une très belle maturité. Avec son empathie, les émotions se ressentent à travers sa voix et c’est souvent ce qu’on m’a dit par rapport à mon talent.

Publicité
Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

Marcus, à part la musique, as-tu d’autres passions?

M: Pas autant, mais j’aime la mode et le maquillage. Je fais aussi de la gymnastique. Je suis une personne très artistique.

R: Depuis qu’il a huit ans, il se maquille mieux que moi! Il adore regarder des tutoriels et apprendre de nouvelles techniques. Je sais toujours quoi lui donner comme cadeau!

Quel genre de maman est Renee?

M: C’est une mère très généreuse et gentille qui prend beaucoup soin de ses enfants, puis... elle cuisine très bien!

Et toi Renee, comment-te perçois-tu?

R: Bon, je vais tomber dans l’émotion... (Les deux se mettent à verser quelques larmes) Ça me décrit très bien et je dirais que je suis aussi à l’écoute de mes enfants. Je me suis assurée qu’ils sachent qu’ils peuvent me parler en tout temps. C’est important pour moi cette relation d’inclusivité. J’ai toujours voulu que Marcus se sente lui-même dans tous ses goûts, sa splendeur et sa créativité. J’ai deux fils très différents et je réalise que j’ai réussi à bien les éduquer dans leur passion respective. Mon plus vieux, Eli, est plutôt cartésien, il fait des cubes Rubik en 15 secondes et adore la science et les mathématiques. Malgré tout ça, ils s’entendent super bien et il y a une écoute et un respect, peu importe les préférences et les envies de l’autre. Évidemment, je fais des erreurs comme tout le monde, je suis fatiguée et je ne me trouve pas toujours la plus présente, mais je suis fière des humains qui grandissent à mes côtés.

Publicité

Que vois-tu en Marcus?

R: Il a une grande sensibilité, beaucoup d’empathie, il est curieux et il pose de bonnes questions. Cette capacité à se mettre à la place des autres, je pense que c’est un beau cadeau. Je découvre aussi tellement de talents. C’est sûr que je ne suis pas très objective, mais je constate que les autres sont autant impressionnés, donc je crois qu’il est sur son X. Je trouve ça superbe de voir qu’à son âge, il ne s’excuse pas d'être qui il est ou de ses goûts. Je suis touchée d’observer ses amis l’épauler là-dedans et l’école ne pose pas de questions. Ça me donne beaucoup d’espoirs d’acceptation pour la future génération. Après ça, il pourra bien faire tout ce qu'il voudra et être qui il veut, je serai là.

Que ce soit dans tes chansons autant que dans tes livres, l’inclusion est toujours un sujet très présent. À quel point est-ce important pour toi de dénoncer ces enjeux?

R: Ça a vraiment toujours fait partie de mon discours. Avec mes livres, je trouve même la réaction encore plus concrète. Quand je fais les salons ou des conférences jeunesse, les parents avec leur enfant viennent me dire à quel point mes histoires les ont aidés à se voir. C’est très touchant d’entendre que mes livres ont pu être un moteur de changements et de discussions. Pour ma part, j’aurais vraiment aimé lire mon livre Le joli bedon rond de Marion lorsque j’étais plus jeune pour comprendre à m’accepter comme je suis. De voir des enfants avec des yeux illuminés en se reconnaissant sur la couverture n’a simplement pas de prix.

Publicité
Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

Ton rôle à la radio est aussi un autre bon moyen de t’exprimer sur ce qui te tient à cœur!

R: Je suis à temps plein sur l’émission du matin avec mon collègue Stéphane Richard depuis septembre. C’est sûr que ça demande une rigueur plus stricte en termes de routine de vie, mais j’adore ça! On a vraiment carte blanche et je m’amuse à montrer davantage ma personnalité. J’ai souvent été mise dans une case de maman qui chante des ballades, mais, maintenant, les gens peuvent me découvrir comme une femme avec un bon sens de l’humour. J’ai de plus en plus un public élargi venant de tous mes projets différents.

Qu’est-ce qui s’en vient pour vous deux?

R: Je viens de terminer Le matou et les spectacles de Zénith, donc je me concentre sur quelques concerts solos cet été. Sinon, je débute à mon grand bonheur Les belles-sœurs symphoniques.Je voulais prendre ça relax pour l’été, mais c’est un projet tombé du ciel à la dernière minute. Je remplace Marie Carmen, qui a dû se désister, et j’ai reçu le matériel seulement 72h avant l’entrée en répétition. Je suis exigeante envers moi-même, donc je suis arrivée prête après quelques nuits blanches. En plus, le rôle de Rose Ouimet a toujours été mon préféré, donc je ne peux pas demander mieux! Je serai finalement pas mal occupée dans les prochains mois, mais les astres se sont bien alignés, parce que le temps que j’avais prévu en famille est encore possible. On part donc dans un chalet tous les trois.

Pour Marcus, ce sont, en autres, les spectacles avec moi, mais on regarde tranquillement les appels d’auditions. Il a passé sa première dernièrement et il a été super bon, donc ça augure bien pour la suite.

À voir aussi:

Publicité