Relâche scolaire: Québec devrait prendre exemple sur l’Ontario

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Véronyque Tremblay

2021-02-12T11:07:20Z

Bravo au gouvernement de l’Ontario qui vient de prendre une décision courageuse, celle de reporter d’un mois la semaine de relâche pour protéger la population contre les nouveaux variants. Bien sûr, Doug Ford et son ministre de l’Éducation ne se sont pas fait d’amis auprès des enseignants ou de leurs syndicats, mais diriger, ce n’est pas un concours de popularité, et encore moins en période de pandémie, où la lutte contre la COVID-19 doit primer.

Évidemment, repousser la relâche, ce n’est pas une décision agréable à prendre, surtout quand on sait que les enseignants et les élèves travaillent très dur et que c’est une année particulièrement difficile. Mais est-ce de gaieté de cœur que les restaurateurs, les hôteliers, les musées, les cinémas et de nombreux commerçants ont été forcés de fermer leurs portes pendant des semaines? Pas du tout, ils ont accepté la décision malgré les pertes financières et les risques de faillite.

Et que dire des compagnies aériennes? Est-ce de gaieté de cœur qu’elles ont accepté de suspendre tous leurs vols vers les Caraïbes et le Mexique jusqu’au 30 avril? Pourtant, Ottawa n’a pas eu à leur forcer la main, ça s’est fait d’un commun accord.

Le gouvernement Legault aurait dû aussi faire preuve de leadership. Dès le retour des Fêtes, voyant les lumières rouges allumées, le ministre Jean-François Roberge aurait dû amorcer des discussions sérieuses avec les syndicats d’enseignants pour parvenir à une entente au sujet de la pause scolaire qui fait craindre la relâche des mesures sanitaires au moment où les variants font leur apparition au Québec.

On sent que le premier ministre François Legault, qui s’est entêté à maintenir la relâche à la date prévue comme s’il n’y avait aucun risque, commence à être nerveux et inquiet de sa décision. Il n’écarte plus la mise en place de barrages entre régions, il songe à serrer la vis en zone orange, à un respect plus strict du couvre-feu et même à maintenir plus longtemps en zone rouge des régions qui auraient pu passer en zone orange. Bref, il pourrait nous coûter cher, ce congé scolaire.

Dans le contexte, même s’il est minuit moins une, peut-être que ce serait plus simple de faire comme notre voisin ontarien et de reporter la relâche partout ou sur une partie du territoire. Évidemment, on ne se le souhaite pas, mais s’il y a une recrudescence du virus et de ses variants après cette fameuse semaine, on pourrait le regretter amèrement.

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