Pensionnats autochtones: Québec et Ottawa créent un guichet unique

Pensionnats autochtone de Maliotenam, près de Sept-Îles
Pensionnats autochtone de Maliotenam, près de Sept-Îles PHOTO COURTOISIE/Bibliothèque et Archives nationales du Québec/fonds P59 Sept-Îles Photos

Agence QMI

2021-06-12T20:20:00Z
2021-06-12T20:21:49Z

Les gouvernements fédéral et provincial ainsi que les Premières Nations et Inuits ont annoncé samedi la création d’un guichet unique afin d’aider les communautés autochtones à retrouver des proches disparus dans les pensionnats au Québec. 

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Ce guichet unique accueillera, dès lundi, un facilitateur dont le rôle sera d’entreprendre des démarches pour aider, coordonner et soutenir les communautés dans leur recherche.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a précisé en conférence de presse que le facilitateur servira de «lien» et fera notamment «des recherches documentaires». Le poste a été offert à Michel Martin, un retraité de la fonction publique qui a déjà travaillé avec les Premières Nations.

Cette entente intergouvernementale survient à la suite de la découverte, le 28 mai dernier, des restes de 215 enfants enterrés sur le site d’un ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Au début du mois de juin, le gouvernement du Canada a débloqué 27 millions $ pour soutenir les communautés autochtones qui souhaitent faire des recherches sur des sites ayant hébergé des pensionnats.

Réconciliation 

Dans le cadre de cette annonce, M. Lafrenière était accompagné de leaders autochtones ainsi que de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et du ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller.

Tous se sont entendus pour dire que «le temps de la réconciliation» est venu et que d’importants progrès et changements sont en cours.

Richard Kistabish, survivant d'un pensionnat et membre du Centre national pour la vérité et réconciliation
Richard Kistabish, survivant d'un pensionnat et membre du Centre national pour la vérité et réconciliation CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

«J’en ai assez de ces excuses qui sont futiles et qui n’ont aucun sens. Il nous faut entreprendre la réparation de ce qui a été fait. Reconnaître ses torts est une façon, dire la vérité en est une aussi», a déclaré Richard Kistabish, survivant d’un pensionnat et membre du Centre national pour la vérité et réconciliation, également présent à la conférence de presse.

Pour lui, «la restauration de notre histoire est un chantier très important à entretenir et à commencer».

«Nous avons été arrachés, physiquement et psychologiquement à nos parents. [...] Le pensionnat nous a complètement coupé notre lien avec notre passé. Ça a créé des grands brulés de l’âme», a-t-il également confié.

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