Québec prêt à adopter l’application fédérale Alerte COVID

Marc-André Gagnon
Au lendemain du passage de plusieurs régions comme Québec et Montréal en alerte maximale, le gouvernement Legault se dit maintenant prêt à adopter l’application de notification fédérale Alerte COVID.
• À lire aussi: Plus de policiers patrouilleront dans les parcs à Montréal
« La réponse simple, c’est que oui, on va avoir l’application », a affirmé en point de presse le ministre de la Santé, Christian Dubé, questionné à ce propos.
Le Québec emboîtera ainsi le pas à la plupart des autres provinces canadiennes, qui utilisent déjà l’application fédérale.

Le gouvernement Legault se donne encore quelques jours pour conclure ses discussions à ce sujet avec les partis d’oppo¬sition et mettre la dernière main à son plan de communication lié au déploiement de l’application au Québec.
Dans les faits, il est déjà possible de la télécharger sur son appareil mobile.
• À lire aussi: Des promotions dans les bars et restos pour la «dernière soirée»
Le ministre Dubé a expliqué qu’il aurait préféré une solution québécoise, mais compte tenu du temps de développement requis, se rabattre sur l’application fédérale était « la bonne décision » à prendre.
Surtout, l’application est « simple » à utiliser, déjà « disponible » et « payée par le gouvernement fédéral », a justifié à son tour le premier ministre, François Legault.
« Nous sommes heureux que le gouvernement du Québec adopte l’application Alerte COVID. C’est une bonne nouvelle », a réagi le lieutenant québécois de Justin Trudeau, Pablo Rodriguez, qui pressait le Québec d’imiter l’Ontario.
Appel aux jeunes
Conscient que les nouvelles restrictions annoncées la veille ont été reçues « comme un coup de masse » par plusieurs, le premier ministre Legault a lancé hier un cri du cœur aux jeunes de moins de 30 ans, qui représentent maintenant près de la moitié des nouveaux cas.
« Une bonne partie de la solution est entre vos mains et il y a des vies qui sont en danger », a insisté M. Legault.
« Si vous attrapez la COVID, vous risquez de la transmettre à vos parents ou vos grands-parents », a-t-il ajouté.
« Il faut donner un très gros coup de barre actuellement », a soutenu de son côté le directeur national de Santé publique, le Dr Horacio Arruda.
Interventions policières
Le premier ministre précisera en fin de journée, aujourd’hui, comment les forces policières pourront assurer le respect des nouvelles directives.
M. Legault a réitéré hier que les policiers ne pourront pas entrer dans les maisons sans mandat. Ils auront toutefois accès à des constats dits portatifs, signifiés sur-le-champ, et pourront intervenir lors de manifestations si le port obligatoire du couvre-visage n’est pas respecté.
Quant au dévoilement des modalités de l’aide promise aux restaurants, bars et théâtres, qui sont forcés de fermer à compter du 1er octobre, c’est une question de « quelques jours », a-t-il laissé planer.
Le chef caquiste a invoqué le risque associé au « contact prolongé », soit celui de « 10 minutes et plus », dans une même pièce, pour justifier leur fermeture pendant 28 jours. Pendant ce temps, les gyms, notamment, pourront rester ouverts.
Alerte COVID, c’est quoi ?
- Application fédérale lancée le 31 juillet dernier en Ontario
- N’utilise pas le GPS et ne suit pas votre position
- Utilise la technologie Bluetooth pour échanger des codes aléatoires avec les téléphones à proximité
- N’a aucun moyen de connaître : votre emplacement, nom, adresse, contacts, informations de santé
- Envoie une notification lorsque vous avez eu un contact étroit avec une personne ayant signalé un test positif à l’application
- Provinces qui l’utilisent déjà : Ontario, Saskatchewan, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador
- Provinces qui se sont engagées à l’utiliser : Alberta, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard
- Discussions en cours : Manitoba, Colombie-Britannique (en élections)