Reconfinement du Québec: «On a trouvé l'équilibre», estime Christian Dubé
TVA Nouvelles
Le ministre de la Santé, Christian Dubé, considère que les nouvelles restrictions imposées aux Québécois, du 25 décembre au 11 janvier, reposent sur l’équilibre.
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En entrevue à LCN, mercredi, le ministre a dit que les décisions concernant les commerces non essentiels, les rassemblements en plein air et le prolongement du congé des élèves ont été prises en tenant compte de «motifs économiques et pour la santé mentale» de la population.
- Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:
«C’était aussi une question d’en redonner aux gens, a laissé entendre M. Dubé. La réaction est quand même positive et je pense qu’on a trouvé cet équilibre.»
«Effort supplémentaire»
Les personnes seules pourront aussi fréquenter une bulle familiale du 17 décembre au 11 janvier. Legault pense aux étudiants qui reviennent chez leurs parents durant les Fêtes ou à des parents âgés seuls.
Le télétravail, lui, est obligatoire dans les bureaux à moins que des circonstances exceptionnelles l’empêchent.
«Limiter les contacts et maximiser le télétravail, a-t-il rappelé. On a vu des éclosions dans les milieux de travail. C’est un effort supplémentaire qu’on demande.»
Certains se demandent si le gouvernement Legault n’aurait pas pu donner un dernier coup d’un mois pour en finir. Or, le ministre est convaincu que la stratégie adoptée portera ses fruits.
«Dans certains cas, les mesures additionnelles ont commencé il y a quelques semaines. Ça prend du temps pour casser une vague, rappelle-t-il. Il y a une dizaine de jours, on a resserré les contrôles dans les centres commerciaux, car on trouvait qu’il y avait beaucoup de circulation et on a mis des limites par magasin.
«On a commencé à serrer la vis depuis déjà deux semaines. Alors ces mesures additionnelles, à compter de demain, on va arriver à environ trois semaines et, c’est ce que nous a dit la Santé publique, on devrait se retrouver au niveau où on veut être par rapport à la santé.»
Diminuer les hospitalisations
La hausse marquée des hospitalisations a commencé il y a une dizaine de jours, lorsque le bilan est passé au-delà des 1200 cas quotidiens et que la courbe a commencé à monter jusqu’à 1741 cas ainsi que 69 hospitalisations, mardi.
M. Dubé croit que cette situation rend le système de santé encore plus fragile.
«On en paie le prix aujourd’hui», admet-il.
Et puisque le seuil tolérable est de 1000 patients, le gouvernement aurait aimé voir le nombre d’hospitalisations diminuer de moitié.
«On était à 500 et on disait qu’on avait possiblement la capacité de faire des rassemblements à Noël. On a dit que si jamais ça se dégradait, qu’on ne pourrait en faire.
«Si on revenait à 500 hospitalisations, ce serait beaucoup plus raisonnable.»
À la population de jouer
Et que répond-il aux gens qui commencent en avoir assez des restrictions et qui sont d’avis qu’elles se poursuivront après le 11 janvier?
«Quand les gens disent ça, c’est pour se justifier de ne pas faire d’efforts nécessaires. Les gens nous ont montré depuis plusieurs mois que lorsqu’ils font les efforts nécessaires [ça donne des résultats].»
«Au Saguenay les gens se sont pris en main et ont réussi à [contrôler] la situation.
«Je pense que dans les prochains jours, on va le voir. On donne la chance aux gens de nous [le] démontrer.»
1600 personnes vaccinées
Par ailleurs, le ministre trouve encourageant le nombre de personnes vaccinées depuis le début de la campagne, lundi.
«Mardi, à 21h, on avait vacciné 1600 personnes. On avait zéro vaccin il y a deux jours. Pour moi, c’est ce qui me permet de voir la lumière au bout du tunnel.»
Enfin, le ministre ne voit rien de mal à garder ouvertes les succursales de la SAQ et de la SQDC pendant la période restrictive pendant que les commerces non essentiels se plieront aux règles.
«C’est encore une question d’équilibre. Je vois difficilement qu'on ne puisse pas prendre une bonne bouteille de vin pour passer les Fêtes. Ç’a été très bien reçu.
«Lorsqu’on a consulté les experts, tout le monde nous a dit que c’était la bonne chose à faire.»
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