Québec n’a pas de limite d’accueil pour les réfugiés ukrainiens

Vincent Larin | Agence QMI

2022-03-07T19:05:00Z
2022-03-07T22:10:01Z

Le ministre de l’Immigration du Québec, Jean Boulet, ne fixe pas de limites quant au nombre d’Ukrainiens que la province est prête à accueillir, mais les organismes sur le terrain ne s’attendent pas à une arrivée massive.

«Les bras des Québécois sont grands ouverts, on a les ressources, on est capable de les accueillir demain matin», a-t-il assuré en marge d’une conférence de presse lundi, à Montréal.

Près d’une centaine d’organismes communautaires sont à pied d’œuvre pour accueillir ces Ukrainiens et leur donner «les outils nécessaires pour réussir leur intégration», a indiqué Jean Boulet. Une attention particulière leur sera portée puisqu’ils proviennent de zones de conflits ou ils pourraient avoir vécu des traumatismes.

Ce dernier a refusé de s’avancer quant à la quantité de demandes qu’il s’attend à recevoir, mais assure être prêt à en recevoir «un nombre important».

«On n’a pas d’estimations, on n’a pas de limites. On va respecter notre capacité d’accueil, mais pour l’instant, et j’étais dans les organismes, on les attend», a-t-il dit.

Vendredi dernier, Québec a annoncé la mise en place d’un «programme humanitaire spécial» pour aider la communauté ukrainienne du Québec dans leurs démarches de regroupement familial.

«Le programme permettra aux personnes ressortissantes ukrainiennes résidant au Québec de parrainer leur famille élargie», a-t-on alors précisé par communiqué.

Le gouvernement Legault s’est aussi engagé à accélérer le traitement des demandes d’immigration temporaire, autant pour les travailleurs étrangers temporaires que pour les étudiants étrangers, des personnes ressortissantes de l’Ukraine.

Pas de « vague » 

Malgré tout, les organismes chargés d’accueillir ces personnes ne s’attendent pas à une vague massive d’arrivée.

Selon le directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), Stephan Reichhold, la plupart vont plutôt opter pour l’Ouest du pays ou l’Ontario, là où les communautés d’origine ukrainienne sont plus importantes.

Qui plus est, les pays de l’Union européenne ont déjà annoncé qu’ils ouvraient leurs frontières à ceux qui fuient l’Ukraine, une meilleure option que le Canada pour plusieurs d’entre eux, croit Stephan Reichold.

«Pour la plupart, ce sont des femmes et des enfants, puisque les hommes sont restés combattre. Donc, ça me surprendrait que les familles veuillent venir au Canada, à 6000 km de là», a-t-il expliqué.

Bon an, mal an, les organismes rassemblés au sein de la TCRI s’occupent chaque année des dossiers de 60 000 à 70 000 nouveaux arrivants, une capacité loin d’être atteinte récemment en raison des nombreuses contraintes reliées à la COVID-19.

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