Rémi-Pierre Paquin surprend avec un personnage déroutant dans «Alertes: Pelletier»
Nathalie Slight
Rémi-Pierre Paquin surprend dans Alertes: Pelletier avec un personnage à contre-emploi, loin des rôles sympathiques qui ont marqué sa carrière. Cette transformation radicale s’accompagne d’un look qui ne laisse personne indifférent!
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Rémi-Pierre, tu es méconnaissable dans Alertes: Pelletier!
Lorsque j’ai décroché le rôle dans cette série, la réalisatrice Anne De Léan m’a lancé: «Ce serait le fun de te changer un peu.» C’est là qu’elle m’a proposé de me raser à la peau: pas de barbe, pas de moustache. La dernière fois que je me suis vu sans pilosité faciale, c’était au secondaire!
Un changement assez drastique!
Oui, vraiment. Vous auriez dû voir la réaction de ma blonde, Marilou. Ça fait sept ans qu'on est ensemble, et elle ne m’avait jamais vu le visage nu. Quand je suis arrivé à la maison, elle a beaucoup ri. Toute la soirée, chaque fois qu’elle me croisait, elle me disait: «Ben, voyons donc!» Même moi, quand j’apercevais mon reflet dans le miroir, je faisais le saut! On a fini par s’habituer: je suis quand même resté un bon deux mois comme ça! (rires) Mais dès que le tournage s’est terminé, j’ai laissé repousser ma barbe.


Parle-nous de ton personnage, Benjamin Grondin. Toi qui campes habituellement des gentils, lui, il a l’air plutôt louche dans la série...
Tout ce que je peux vous dire, c’est que tous les personnages ont l’air louches! (rires) Attendez de voir la maison de Benjamin Grondin: c’est à l’envers comme c’est pas possible! Immédiatement, tu te dis: «Oh! shit! Ce gars-là ne va pas bien pantoute.»
La série a été tournée l’hiver dernier!
Je suis fan du film Fargo, réalisé par les frères Coen, et j’avais l’impression d’être dans cet univers. Il faisait froid, il ventait fort, il y avait de la poudrerie... Vous n’avez pas idée à quel point j’ai gelé durant le tournage. Mais ça valait tellement la peine, j’ai vraiment tripé sur ce plateau. On avait l’impression d’être dans le fin fond du Québec, et pourtant, on tournait dans le coin de Varennes.
Est-ce que tu souhaitais camper un méchant un jour?
Quand l'histoire est bien écrite, peu importe si c’est un film, une série, une pièce de théâtre, un drame, une comédie: je plonge. La gang aussi, c'est super important pour moi. En ce moment, je tourne dans Le gouffre lumineux, l’adaptation du roman d’Anick Lemay, inspiré de sa propre histoire. J’incarne le meilleur ami de cette femme. Il possède un chalet à côté du sien. Dans le combat de cette femme contre le cancer, ce gars très terre à terre a quelque chose de rassurant.
Tu joues avec la comédienne Marie-Ève Perron!
Elle fait une solide job dans le rôle d’Agathe, cette jeune femme de 44 ans qui reçoit un diagnostic de cancer. Marie-Ève s’est fait raser les cheveux pour camper ce personnage. C’est vraiment une grosse affaire pour une comédienne; beaucoup plus qu’un gars qui se rase complètement la barbe! (rires) Sinon, je tourne présentement dans une série pour Historia: Zombie Car.
De quoi s’agit-il comme émission?
Je ne peux pas trop parler du concept, pour ne pas vendre le punch, mais je parcours le Québec à la rencontre de propriétaires de voitures. C’est fou à quel point une voiture peut susciter des émotions. J’ai embarqué dans une Renault 5, mon premier char à vie! Dès que je me suis installé derrière le volant, j’ai eu l’impression de retomber à l’époque de mon adolescence! (rires)

Sinon, tu animes Le Boost le matin. As-tu de la difficulté à te lever en pleine nuit?
Non. Comme je travaille avec Kim Rusk et Martin Tremblay, c’est un bonheur de me lever avant les premiers rayons du soleil. On a vraiment beaucoup de fun. Mais je dois avouer que je suis dû pour des vacances, puisque j’ai enchainé les tournages d’Alertes: Pelletier, Vitrerie Joyal, Anticosti, Zombie Car et Le gouffre lumineux, sans oublier La pièce qui tourne mal, dont les représentations vont reprendre l’an prochain.
Vas-tu prendre un congé bientôt?
Au moment où vous lirez ces lignes, je serai au Mexique. Je m’en vais faire de la moto, dans le coin d’Oaxaca. Pour la première fois de ma vie, je voyagerai seul. J’en rêvais depuis des années. En arrivant là-bas, je vais me louer une moto, puis parcourir la région. C’est difficile à croire, mais parfois, je n’ai pas besoin de parler à qui que ce soit, je ne veux pas écouter de musique ni de balado, j’ai juste besoin de faire le vide. Et c’est ce cadeau-là que je vais m’offrir avec mon escapade au Mexique.
Tu fais de télévision, de la scène, de la radio, en plus d’être copropriétaire des tavernes irlandaises Le Trèfle. Comment fais-tu pour conjuguer tout ça?
Je suis assez bon pour compartimenter différentes tâches dans ma tête. Quand je suis à la radio, je suis tout là. Même chose si je suis sur un plateau de tournage. Je prends mes contrats un à la fois, je vis dans le moment présent. Côté restaurants, nous allons bientôt ouvrir un café où nous servirons des bagels, juste à côté du Trèfle Hochelaga. Des projets comme ça, je trouve ça bien excitant: ça me donne de l’énergie dans les autres sphères de ma vie.
Rien ne t’arrête... sauf un accident!
Tu parles de mon accident de vélo de montagne que j’ai eu à la mi-août? J’en ai fait des sports extrêmes dans ma vie: j’ai été téméraire en motoneige, en planche à neige... J’ai un petit côté tête brûlée. Mais là, j’étais dans un sentier et je me suis cassé la clavicule en tombant lorsque ma roue a éclaté. Une chute toute bête. Heureusement, j’ai pu honorer tous mes engagements. La seule chose que j’ai dû abandonner, c’est ma participation à l’émission Fear Factor Célébrités. Ça m’a fait un peu de peine, parce que je participais avec mon filleul, Édouard. On croise les doigts pour qu’il y ait une deuxième saison.
Quelques semaines avant ton accident de vélo de montagne, tu as assisté à celui de Guillaume Lambert qui a fait une chute de deux étages, en pleine représentation de La pièce qui tourne mal. Est-ce que des événements comme ceux-là te donnent envie de profiter de la vie?
Ma réponse va peut-être paraître un peu plate, mais j’ai toujours profité de la vie comme s’il n’y avait pas de lendemain. D’ailleurs, il ne faut pas attendre un accident pour réaliser des rêves, entreprendre des projets et passer du temps avec les gens qu’on aime. Il faut le faire maintenant!