«Rétro 2025»: Une année de défis pour plusieurs royaux

Adapté par Anaïs Chabot

2025-12-24T12:00:00Z

Les péripéties des royaux fascinent. Mariages, naissances, démêlés judiciaires...

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Pleins feux sur les événements qui ont marqué 2025 sur les royaux:

Andrew n'est plus prince!

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C'est la nouvelle royale de l'année! La déchéance de l’ex‐prince Andrew a connu en 2025 un tournant brutal et inédit, marqué par la perte de ses derniers titres, son éviction programmée de la scène royale et même de la résidence qu’il occupait depuis des années. Devenu officiellement Andrew Mountbatten‐Windsor, il se retrouve désormais relégué au rang de simple particulier, symbole de la volonté de la monarchie de se couper d’un paria durablement associé au scandale Epstein.

L’automne 2025: le tournant

Après des années de mise à l’écart depuis son retrait des devoirs publics en 2019 et le règlement civil conclu en 2022 avec Virginia Giuffre, la pression médiatique et politique s’est de nouveau intensifiée en 2025 autour de ses liens avec Jeffrey Epstein. Face au retour sur le devant de la scène des révélations à cet égard et aux critiques croissantes visant la crédibilité de la Couronne, le palais de Buckingham a préparé une réponse beaucoup plus radicale que les simples retraits de fonctions déjà actés.

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À la mi‐octobre, Andrew annonce d’abord qu’il renonce lui‐même à l’usage de ses titres et honneurs, expliquant que les accusations persistantes parasitent le travail de son frère, le roi Charles III, et ternissent l’image de la famille royale. Cette «décision personnelle» n’empêche toutefois pas la machine institutionnelle de se mettre en marche pour graver sa disgrâce dans le marbre.

Charles III tranche dans le vif

Deux semaines plus tard, le 30 octobre, le roi Charles III franchit une ligne que la monarchie britannique n’avait encore jamais dépassée avec un fils de souverain: il fait retirer à Andrew non seulement le prédicat d’altesse royale, mais aussi ses titres de prince, duc d’York, comte d’Inverness et baron Killyleagh. Dans le communiqué, le Palais insiste sur la nécessité de réagir à la lumière des victimes d’abus, tout en rappelant les dénégations constantes d’Andrew.

À compter de cette décision, le frère cadet du roi n’est plus désigné que sous le nom civil d’Andrew Mountbatten‐Windsor, une mesure enregistrée dans The Gazette, le journal officiel britannique. Cette formalisation met fin à toute ambiguïté: son identité publique n’est plus celle d’un membre actif de la Firme, mais celle d’un homme privé toléré à la périphérie.

Totalement effacé

En parallèle de la perte des titres, Charles III ordonne aussi sa sortie des plus prestigieux ordres de chevalerie qui incarnaient autrefois son statut auprès de la Couronne. Son nom est effacé des registres de l’ordre de la Jarretière et de l’Ordre royal de Victoria, ultime coup porté au frère du roi.

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Cette épuration protocolaire s’accompagne d’une sanction très concrète: son éviction de Royal Lodge, la vaste résidence de Windsor où il vivait depuis près de 20 ans. Le roi lui impose un déménagement vers un logement privé sur un domaine royal, assorti d’une aide financière strictement personnelle, loin de tout financement officiel.

Une existence en marge

Si des informations de presse évoquent un délai dans son départ effectif de Royal Lodge, lui permettant de passer une ultime période des fêtes dans cette demeure, la ligne politique reste claire: Andrew ne participera plus aux grands rassemblements familiaux visibles, notamment à Noël à Sandringham. Les tensions rapportées avec le prince William et Catherine renforcent l’idée qu’un retour, même discret, au premier cercle n’est ni souhaité ni envisageable.

Retour au travail pour la princesse de Galles

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En 2025, le retour au travail de Catherine Middleton marque un tournant autant personnel qu’institutionnel, après des mois de traitements contre un cancer révélés au début de l’année. Son apparition publique, très scrutée, scelle la fin d’un long silence médical et rassure une monarchie fragilisée par l’accumulation de crises autour de la famille royale.

Après avoir annoncé qu’elle suivait un traitement préventif et s’être retirée de toute activité officielle, la princesse de Galles avait disparu de l’agenda royal fin 2024, laissant le prince William assumer seul l’essentiel des engagements une bonne partie de l'année 2025. Son retour progressif, calibré autour d’actions liées à la santé mentale, aux enfants et au soutien aux patients, a permis de renouer avec les thèmes qui structurent son image publique depuis plus d’une décennie.

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Ce retour, préparé dans le moindre détail par le palais de Kensington, a servi de démonstration de résilience autant que de communication maîtrisée. En se montrant souriante, mais sans occulter la gravité de la maladie et la fatigue des derniers mois, Catherine a offert un récit de survivante moderne, aligné avec une monarchie qui cherche à paraître plus humaine, transparente et proche des familles touchées par le cancer.

Catherine a d’ailleurs prévenu qu’elle abordait ce «retour à la normale» avec prudence, consciente d’alterner encore des jours avec et sans énergie depuis ses traitements. Concrètement, Kensington a fait savoir que la princesse se réservait la possibilité d’annuler certains engagements à la dernière minute, comme ce fut le cas pour Royal Ascot en juin 2025, afin d’écouter son corps et de prendre des congés ponctuels de ses activités publiques les jours où elle ne se sent pas assez bien.

Le prince William: une constance malgré les scandales

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En 2025, le prince William s’impose plus que jamais comme l’héritier en marche, multipliant les engagements en solo, notamment lors de son récent voyage au Brésil et à la COP 30, et occupant un espace croissant au sommet de la monarchie, alors que Charles III délègue davantage. Son agenda chargé, ses discours de plus en plus affirmés et sa présence visible lors des grands moments institutionnels donnent l’image d’un futur roi déjà en phase d’entraînement, testant son style et ses priorités.

Porté par une popularité solide, William a mené seul, cette année, plusieurs visites officielles à l’étranger, a présidé des cérémonies militaires et a poussé ses dossiers de prédilection – environnement, santé mentale, jeunesse – sans la présence systématique de Catherine, encore convalescente. Cette autonomie accrue, loin de rompre avec la ligne de son père, en apparaît plutôt comme le prolongement modernisé: un ton plus direct, un focus très social, et une façon assumée de se montrer au front pendant que la génération précédente gère l’arrière‐plan institutionnel.

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Loin du registre triomphal, la stratégie ressemble à une montée en puissance feutrée: William occupe le terrain, s’habitue à la pression d’un rôle quasi‐régalien et installe, pas à pas, l’idée que la transition se fera sans rupture brutale. Dans une famille royale secouée par les scandales et les inquiétudes de santé, cette présence constante du prince de Galles fonctionne comme un fil conducteur, préparant son règne tranquillement, à coups d’images d’engagement plutôt que de déclarations tonitruantes.

Charles III au jour le jour

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En 2025, Charles III a poursuivi son règne placé sous le signe de la continuité et de la gestion prudente des défis auxquels la monarchie britannique fait face. Confronté à des scandales familiaux ainsi qu’à des attentes croissantes de modernisation, le roi a su démontrer une volonté de stabiliser l’institution tout en préparant la relève à travers un soutien discret mais réel à son fils William.

Cette année a également été marquée par un style de leadership apaisé, où Charles privilégie une approche au jour le jour, lui qui est toujours sous traitement pour son cancer dévoilé en février 2024, déléguant davantage certaines responsabilités tout en restant un symbole d’unité pour le pays. Sa capacité à naviguer entre tradition et adaptation reflète une royauté en mutation, tentant de concilier héritage historique et exigence contemporaine.

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Harry et Meghan se cherchent

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En 2025, le prince Harry et Meghan Markle ont traversé une année de turbulences personnelles et professionnelles, semblant tous deux en quête d’identité dans un exil californien qui tourne au cauchemar. Loin des ambitions hollywoodiennes initiales, le couple fait face à des échecs médiatiques retentissants – comme le flop de la série culinaire de Meghan, With Love, Meghan –, à des défections de staff et à un isolement croissant, amis et soutiens les désertant les uns après les autres. Harry, rongé par la nostalgie du Royaume-Uni et un sentiment d’errance professionnelle, ce qui ressort des entrevues qu’il a données pendant l’année, apparaît émotionnellement détaché, tandis que Meghan pousse des projets solos, accentuant leurs chemins divergents et des tensions conjugales palpables.

Une visite solo en quête de réconciliation

Symbole de ce malaise, Harry effectue en septembre une visite solitaire au Royaume-Uni, sans Meghan, pour une rencontre inédite avec son père Charles III à Clarence House, la première en 19 mois, qui n’a duré que 54 minutes. Ce tête-à-tête discret, après des mois de silence radio dus à des litiges sur la sécurité du prince, répond à l’appel répété d’Harry pour une réconciliation familiale, exprimé publiquement en mai: «La vie est précieuse, je ne sais pas combien de temps il reste à mon père.» Loin d’un rapprochement spectaculaire, cette initiative solo souligne son tiraillement entre une vie à Montecito qu’il peine à embrasser et des liens familiaux fracturés, que Meghan semble percevoir comme un frein. Cette année de «regroupement» forcé semble laisse le couple émotionnellement épuisé, et fait s’interroger sur ses choix post-royaux face à une année 2026 incertaine, entre philanthropie salvatrice et erreurs d’image persistantes.

Juan Carlos s’épanche, Leonor rassure

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En 2025, les mémoires de l’ex-roi d’Espagne Juan Carlos Ier, intitulés Réconciliation et publiés en novembre, ont ravivé les ombres d’un règne controversé, tout en exposant la fracture profonde avec son fils, le roi Felipe VI. Exilé à Abu Dhabi depuis 2020, l’ancien souverain y assume à demi-mot des «erreurs de jugement» liées à des «fréquentations néfastes» et un «cadeau» saoudien de 100 millions, tout en défendant farouchement son rôle dans la transition démocratique post-Franco. Ce récit crépusculaire, coécrit avec Laurence Debray, vise à «ne pas se faire voler son histoire», mais embarrasse le palais de la Zarzuela, où Felipe cultive une monarchie exemplaire depuis son accession au trône en 2014, à distance de ce père perçu comme un fardeau.

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Juan Carlos exprime sa tristesse face à un exil censé être provisoire pour «ne pas gêner son fils», évoquant une nostalgie pour la reine Sofía – jamais venue le voir – et un «désaccord personnel» avec Letizia, accusée d’avoir miné la cohésion familiale. Felipe, qui a dépouillé son père de sa dotation en 2020, n’entretient plus de visites régulières, priorisant la restauration de la Couronne face aux scandales financiers et personnels de Juan Carlos. Ces mémoires, loin d’un règlement de comptes, sonnent comme un appel à la rédemption, Juan Carlos se disant prêt à «finir ses jours en Espagne», si son fils le veut, bien évidemment.

Leonor, l’héritière en pleine lumière

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Dans ce contexte, la princesse héritère Leonor, 20 ans, s’impose comme le renouveau salvateur de la monarchie espagnole, multipliant les engagements solos et incarnant une modernité sans faille. Cette année, on a vu l’étudiante à l’armée de l’air et future reine présider des cérémonies officielles, visiter des régions et défendre des causes environnementales, gagnant une popularité record auprès des Espagnols. Symbole d’une monarchie régénérée, Leonor compense les errements passés de son grand-père, son père le roi la propulsant au premier plan pour ancrer la relève.

La couronne norvégienne ébranlée

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En 2025, Marius Borg Høiby, 28 ans, fils aîné de la princesse héritière Mette-Marit de Norvège, accumule les déboires judiciaires dans un scandale qui ébranle la famille royale, traditionnellement discrète et populaire. Arrêté dès août 2024 pour violences conjugales sous l’emprise de drogue et d’alcool, il admet initialement des excès, invoquant troubles mentaux et toxicomanie chronique, avant que l’enquête ne révèle un passif bien plus sombre.

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Le 27 juin 2025, la police norvégienne annonce que le beau-fils du prince héritier Haakon est soupçonné de trois viols dont un avec pénétration – et de 20 autres infractions, avec plus de 10 victimes présumées, souvent d’ex-compagnes. Le 18 août, l’inculpation monte à 32 chefs d’accusation, dont quatre viols s’étant produits entre 2018 et 2024, des violences intimes et des enregistrements non consentis. La preuve est basée sur des milliers de fichiers multimédias compromettants découverts sur son téléphone. Fréquentant gangs albanais et Hells Angels, il avait déjà été signalé pour consommation de cocaïne dès 2017.

Procès en vue et impact royal

Son procès, prévu du 3 février au 13 mars 2026, pourrait lui valoir jusqu’à 10 ans de prison. Détenu une semaine en novembre 2024, Haakon suivrait une cure de désintoxication à Londres. Ce feuilleton judiciaire, sans traitement de faveur malgré le statut de l'intéressé, a terni l’image de la monarchie: un sondage NRK de décembre note que 45 % des Norvégiens ont une opinion dégradée de la maison royale. Mette-Marit, atterrée et atteinte d’une maladie pulmonaire grave, reste en retrait tandis que le roi Harald V, son beau-père, tente de contenir les remous.

Un nouveau Grand-Duc au Luxembourg

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Le Luxembourg a vécu un tournant historique cette année avec le passage de témoin à la tête du pays. Le grand-duc Henri a abdiqué après plusieurs décennies de règne, laissant la place à son fils Guillaume, désormais nouveau souverain du Grand-Duché. Cet avènement ouvre un nouveau chapitre pour la monarchie luxembourgeoise, entre continuité institutionnelle et attente d’un style plus moderne de la part du jeune couple grand-ducal.​ Les grandes festivités du changement de règne, regroupées sous le nom de «Trounwiessel», se sont déroulées du 3 au 5 octobre, rythmées par des cérémonies officielles, des hommages populaires et des événements culturels dans tout le pays.

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Des royaux plus engagés

En 2025, plusieurs membres de familles royales ont joué un rôle plus marqué sur la scène politique internationale, notamment en réponse à des tensions géopolitiques. Frederik de Danemark a multiplié les visites au Groenland pour affirmer la souveraineté danoise sur ce territoire stratégique, toujours sous la menace répétée d’une possible annexion américaine invoquée par Donald Trump lors de ses discours populistes. Ces déplacements visaient à renforcer les liens avec les populations locales et souligner l’importance politique et économique du Groenland pour le royaume de Danemark.​

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De son côté, Charles III s’est rendu au Canada pour prononcer le discours du trône, un geste lourd de symboles, alors même que des menaces similaires d’annexion avaient été proférées par Trump à l’encontre du pays. Cette présence royale souligne la volonté de soutenir la stabilité et la souveraineté du Canada dans un contexte d’instabilité internationale.​

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En parallèle, le roi Carl XVI Gustaf de Suède a lui aussi visité le Canada, poursuivant une diplomatie visant à renforcer les relations bilatérales et à affirmer la présence de la monarchie suédoise sur la scène internationale dans un climat de tensions croissantes.​

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Enfin, la reine Máxima des Pays-Bas a continué d’intensifier son engagement auprès de l’ONU, jouant un rôle clé dans les discussions sur le développement durable et la lutte contre la pauvreté, soulignant le rôle évolutif des royaux comme acteurs influents dans les affaires globales. Ces initiatives démontrent que les familles royales modernes s’adaptent aux enjeux politiques contemporains, dépassant souvent leur rôle traditionnel de symboles pour devenir des ambassadeurs actifs sur des sujets internationaux cruciaux.

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Carnet rose

Voici les royaux qui ont eu des bébés en 2025:

  • Beatrice et Edoardo Mapelli Mozzi ont eu une deuxième fille, Athena Elizabeth Rose Mapelli Mozzi, le 22 janvier. 

  • Le prince Carl Philip et la princesse Sofia de Suède ont accueilli leur quatrième enfant, une fille nommée Ines Marie Lilian Silvia, le 7 février.

  • La princesse Iman de Jordanie, fille du roi Abdallah II et de la reine Rania, a accouché de son premier enfant avec son époux Jameel Alexander Thermiotis, une fille prénommée Amina, le 16 février. 
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  • Beatrice Borromeo et Pierre Casiraghi — le fils de Caroline de Monaco —, ont eu une fille, leur troisième enfant, le 4 octobre. Elle se prénomme Bianca Caroline Marta.
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  • La sœur du grand-duc Guillaume de Luxembourg, Alexandra, a donné naissance le 17 octobre à un garçon prénommé Hélie. C’est le deuxième enfant d'Alexandra de Luxembourg et de son époux, Nicolas Bagory.
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Mariages et fiançailles

  • Le prince Nikolaos de Grèce et Chrysi Vardinogianni se sont mariés en février, après l'annonce de leurs fiançailles début 2025, marquant la seconde union de Nikolaos peu après son divorce d’avec la princesse Tatiana, en avril 2024.
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  • Peter Philips, fils de la princesse Anne et neveu du roi Charles III, a annoncé ses fiançailles le 1er août avec Harriet Sperling.
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