«Rétro 2025»: Voici les coups de cœur télé de l'équipe
L'équipe de 7Jours.ca
Qui dit fin d'année dit inévitablement bilan des 12 derniers mois. Qu'est-ce qui a donc su marquer l'équipe en matière de télé cette année?
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Voici les coups de cœur télé de l'équipe de 7jours.ca:
1) Ravages / Heated Rivalry (Pierre-Luc Houle, producteur de contenu)

L’année 2025 a été particulièrement riche en productions originales québécoises et canadiennes, au point où il m’a été difficile de trancher pour ma série préférée de l’année. Après de longs débats intérieurs, un constat s’est toutefois imposé: Ravages d’illico+ et Heated Rivalry de Crave se partagent la première place.
Ravages s’impose d’abord par le jeu sophistiqué et nuancé de Caroline Dhavernas, brillamment entourée par une distribution solide, au service d’un thriller écologique tendu et intelligent. Au-delà de ses performances, la série frappe par son propos. Aborder des enjeux environnementaux bien réels à travers la fiction est non seulement divertissant, mais agit aussi comme une véritable claque au visage tant le réalisme est troublant.
Heated Rivalry, de son côté, marque par les performances de Connor Storrie et Hudson Williams, deux révélations qui portent avec intensité une histoire ancrée dans un contexte encore hautement controversé: l’homosexualité dans le milieu du hockey professionnel. Les scènes complètement chaudes, mises en images par une direction photo et musicale hautement addictive, s’intègrent à une trame narrative soigneusement construite. Cette série, qui jouit d’une popularité virale à l’échelle mondiale, s’avère particulièrement pertinente en 2025, dans un contexte politique américain tendu dont les répercussions dépassent largement les frontières canadiennes.
2) Avant le crash (Samuel Pradier, journaliste à Échos Vedettes)

La dernière et ultime saison d’Avant le crash a enfin été diffusée et les images de la finale hantent encore nos mémoires. Cette série, qui montre le meilleur du talent québécois, a coché toutes les qualités: des acteurs au meilleur de leur talent, tous parfaitement à leur place dans leurs rôles respectifs; la qualité et l’intelligence de l’écriture de Kim Lévesque Lizotte et Éric Bruneau, autant pour leurs dialogues savoureux, la finesse de leurs personnages que le maintien d’intrigues fortes et captivantes tout au long des trois saisons; une réalisation ingénieuse, ambitieuse et percutante de Stéphane Lapointe; et surtout, des sujets — le culte de la personnalité, l’obsession de l’argent, l’individualisme exacerbé, les limites du couple, les problèmes de santé mentale... — qui parlent de nous, du monde dans lequel on évolue, et il n’est pas forcément très beau. Et si la série s’achève, la question qu’elle pose demeure: jusqu’où sommes-nous prêts à aller avant le crash? Disponible en rattrapage sur Tou.tv.
3) Les voyeurs du soir (Sabin Desmeules, rédacteur adaptation imprimée)

Indécent. Montrer des maisons hors de prix, du luxe, du bling-bling en cette période économiquement difficile pour plusieurs, oui, je trouvais ça un brin indécent. Mais, curieux, j’étais au rendez-vous. Et je restais au poste. Ces «châteaux» me faisaient rêvasser. Je VOULAIS les voir, comme quand je vais me promener les dimanches après-midi à Ville-Mont-Royal, paradis des luxueuses demeures, juste pour fantasmer un peu. Mais là, grâce à Stéphane Fallu et ses invités des Voyeurs du soir, à CASA, je n'avais pas à m'étirer le cou et à m’imaginer les intérieurs. J'ai pu entrer dans des salons qui donnaient l’impression de carrément changer d’époque, dans des salles à manger où je me serais vu attablé pour un banquet sans fin, j’ai découvert ce qui aurait pu ressembler à de surprenantes pièces cachées de Poudlard sur lesquelles serait tombé Harry Potter, je me suis infiltré dans des chambres où je n'aurais pas eu à dormir pour rêver, je me suis promené et prélassé dans des cours qui m'auraient inspiré les plus grandes et fastes fêtes, les plus belles réunions d’amis, les bonheurs les plus intenses en bonne compagnie... Et, joie ultime, j'ai pu entrer dans un de ces si fascinants cubes d'Habitat 67, lieu mythique qui n’intrigue pas seulement les amateurs d’architecture. Je n'aurais jamais cru cela possible! Merci pour tout ça, Les voyeurs! Je serai là si vous vous ramenez pour une autre saison. Disponible sur illico+.
4) Peuples des sommets (Marie-Claude Doyle, journaliste)

J’aime les séries qui nous font voyager autrement et Peuples des sommets en est une. L’explorateur et horticulteur Guillaume Duranceau-Thibert est allé à la rencontre de peuples nomades qui ont choisi de vivre dans les montagnes pour comprendre leur mode de vie, les défis auxquels ils font face et ce qui les pousse à vouloir rester en altitude. Il a notamment visité les Q’eros, derniers descendants des Incas, au Pérou, qui font de l’élevage d’alpagas, et les Durmitoriens du Monténégro pour connaître leurs traditions ancestrales. C’est super intéressant et le sourire de Guillaume est tout simplement contagieux. Ça paraît qu’il est passionné par son sujet. Disponible en rattrapage sur TV5Unis.ca.
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5) Alertes: Pelletier (Nathalie Slight, journaliste)

Alertes: Pelletier nous plonge dans l’univers du sergent-détective Guillaume Pelletier, incarné par Danny Gilmore. Nul besoin de suivre Alertes pour dévorer les six épisodes, puisque l’intrigue se déroule lorsque notre enquêteur préféré s’offre des vacances dans un chalet qu’il a loué à son ami d’enfance. Ce séjour en nature sera tout sauf reposant, puisque l’enquêteur devra prêter main-forte à la police locale lorsqu’une femme est retrouvée assassinée. Comme dans tout bon suspense, tous les personnages ont l’air coupables. Attention: impossible de regarder un épisode à la fois, Alertes: Pelletier se regarde en rafale! Avec le succès de cette série dérivée, à quand Alertes: Magloire ou Alertes: Bernard? À suivre...
6) Cœur vintage (Marjolaine Simard, journaliste)

La série web Cœur vintage s’inspire librement des chroniques d’autofiction présentées par Émilie Bibeau à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!. La comédienne revient à l’écran dans le rôle de Pauline. Il est si facile de se laisser emporter par ces capsules d’une dizaine de minutes, à savourer une à une comme une boîte de friandises. L’histoire, riche en citations de grands auteurs, suit Pauline, 42 ans, qui a l’impression de ne pas avoir atteint son plein potentiel. Si la première saison la plongeait au cœur d’une douloureuse peine d’amour, on la retrouve en saison deux en pleine reconstruction, alors qu’elle tente d’écrire son premier roman avec l’aide d’un charmant éditeur incarné par Iannicko N’Doua. Pauline est entourée de personnages hauts en couleur, comme son ancienne patronne esthéticienne en deuil de son chat, interprétée par Guylaine Tremblay; son amie libraire exubérante, jouée par Anne-Marie Cadieux; et sa mère, incarnée par Chantal Fontaine. Amours, amitiés et aventures littéraires à ne pas manquer. Disponible sur Tou.tv.
7) Empathie (Sophie Dalpé-Laflamme, directrice stratégie de contenus showbiz)

Cette année, parmi les excellentes séries québécoises, Empathie se démarque. À la fois touchante et comique, elle nous surprend, nous émeut et nous fait réfléchir. La plume de Florence Longpré est brillante, et la complicité avec Thomas Ngijol crève l’écran. J’attends la suite avec impatience — je sais qu’elle sera à la hauteur!
8) L'Appel (Vanessa Hébert, productrice de contenu)

Le début de l'année peut sembler loin, mais elle a bel et bien débuté avec une série qui était très attendue et qui s'est montrée à la hauteur des attentes. L'Appel relate l'histoire vraie de France Charbonneau (Magalie Lépine-Blondeau) et de l'escouade Carcajou qui unissent leurs efforts pour faire tomber Maurice Mom Boucher (Vincent Graton) en pleine guerre des motards, entre 1997 et 2002. Avec l'écriture de Luc Dionne, une première réalisation de Julie Perreault et une distribution cinq étoiles, la série se veut à la fois réaliste, complexe et captivante. Disponible sur illico+.