Rétrospective 2022: voici nos albums québécois favoris de l'année
Cédric Bélanger, Raphaël Gendron-Martin, Bruno Lapointe, Yves Leclerc et Sarah-Émilie Nault
L’émergence de nouveaux talents et le retour attendu et en belle forme de vétérans ont été à la base d’une année musicale québécoise 2022 riche en parutions dignes de mention. En voici dix, en ordre alphabétique, qui ont fait vibrer nos journalistes.
ARIANE ROY | Medium plaisir
Le jeu de mots est facile, mais le plaisir d’écoute du premier album de cette artiste de Québec n’a de medium que le titre. Rempli de belles trouvailles pop, c’est à mon avis le meilleur premier album de 2022 au Québec. Le Félix de la révélation de l’année l’a confirmé. (CB)
CATHERINE DURAND | La maison orpheline
J’ai écrit récemment que sur La maison orpheline, « la voix de l’artiste de 51 ans agit toujours comme une caresse dans nos oreilles, et de ses mélodies, aériennes, délicates et raffinées, émerge cette lumière qui donne le goût de mordre dans la vie après des temps difficiles ». Je n’ai pas changé d’opinion. (CB)
CLAUDIA BOUVETTE | The Paradise Club
Pas de doute possible : une pop-star est née. Claudia Bouvette l’a prouvé sans équivoque cette année avec The Paradise Club, un premier album mature, assumé et truffé de mélodies accrocheuses et inoubliables. Voilà qui jette les bases d’une carrière musicale à surveiller de très près. (BL)
DANIEL BÉLANGER | Mercure en mai
Voilà un 12e album présenté par un Daniel Bélanger qui a fait bien peu de faux pas depuis ses débuts, dans les années 1090. On aime toujours autant sa fougue, ses textes remplis d’images, ses mélodies reconnaissables entre toutes et son inventivité, qui ne semble pas près de s’essouffler. (SEN)
INGRID ST-PIERRE | Ludmilla
Avant de nous revenir en 2023 avec un nouvel album de chansons, l’autrice-compositrice nous a livré un sublime « intermède » instrumental. Sur cette collection de dix morceaux, que la musicienne décrit comme « de la musique de film », on est transporté dans un voyage au piano tout en douceur. (RGM)
JASON BAJADA | Crushed Grapes
Après la noirceur de Loveshit II (Blondie & the Backstabberz), Jason Bajada verse désormais dans la lumière avec Crushed Grapes, son neuvième album. L’ensemble demeure divinement mélancolique et mélodique, mais il marque également un tournant dans la carrière – et le registre – de l’auteur-compositeur-interprète. (BL)
JEAN-MICHEL BLAIS | Aubades
Son titre a beau évoquer le lever du jour, c’est durant la journée entière – parfois même tard dans la nuit – que nous a accompagné cet album de Jean-Michel Blais tout au long de l’année. Lumineux, porteur d’espoir et franchement envoûtant, Aubades permet au pianiste et compositeur de prouver, une fois de plus, l’étendue de son immense talent. (BL)
LES LOUANGES | Crash
Quel bonheur de plonger dans l’univers inventif et entraînant de Vincent Roberge (alias Les Louanges) qui se décrit ici comme « un Vincent qui n’est plus le petit gars de 22 ans du premier album » ! Une belle proposition rendue possible par un arrêt pandémique obligé ayant motivé l’artiste à créer (joliment !) plutôt qu’à se morfondre. (SEN)
VOIVOD | Synchro Anarchy
Depuis The Wake, Voivod, chef de file du métal québécois, renoue de belle façon avec ses influences progressives, et c’est tant mieux. Les guitares de Dan « Chewy » Mongrain sont bien aiguisées et Denis « Snake » Bélanger n’a jamais aussi bien chanté. La cohésion est au rendez-vous. Holographic Thinking est un des moments forts de Synchro Anarchy. (YL)
VULGAIRES MACHINS | Disruption
Ils ont attendu plus de dix ans avant de nous offrir du matériel original. Et l’attente en a valu la peine. On retrouve le groupe avec la même fougue revendicatrice de la décennie précédente. Les musiciens ont beau accuser la quarantaine, leur intensité n’a pas diminué pour autant. Sans contredit l’un des meilleurs retours de l’année. (RGM)