Révélations accablantes: Le prince Andrew mis à nu
Adapté par Isabelle Hontebeyrie
L'ouvrage Entitled: The Rise and Fall of the House of York, signé par l'auteur Andrew Lownie, n’est pas une simple biographie: c’est un portrait au vitriol qui scelle définitivement le sort du prince Andrew.
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En puisant dans de multiples sources, y compris des documents officiels et plus de 400 témoignages, cette biographie non autorisée dresse le portrait d'un homme déconnecté de la réalité, dont la chute est le résultat d'un «cocktail mortel d'arrogance» nourri par des décennies d’indulgence et d’un manque total d'autocritique. Andrew Lownie n’y va pas de main morte et livre un implacable démontage du fils préféré d’Élisabeth II.
Les révélations de l’auteur sont d'une cruelle précision. Derrière la façade royale se cache un homme d'une rudesse sidérante au caractère forgé par une éducation privilégiée où il a été «pourri de négligence». Des diplomates, excédés, l'auraient même surnommé «Son Altesse Bouffonne» en raison de ses gaffes répétées. Son mépris pour le personnel est notoire. Il aurait ainsi insulté ses employés en les traitant d’«imbéciles» ou les aurait déplacés de leurs postes pour des raisons particulièrement futiles, comme le port d’une cravate en nylon ou la présence d’un grain de beauté sur leur visage. De plus, Andrew vit dans un isolement auto-imposé et se divertit en regardant des vidéos d'aviation ou en lisant des thrillers. Son préféré? The Talented Mr Ripley, une métaphore à peine voilée de sa propre vie!
Les liens sombres avec Epstein
Mais le coup de grâce est sans conteste l'approfondissement de sa relation avec Jeffrey Epstein. L’ouvrage révèle que leurs liens étaient «plus fréquents et plus longs» que ce qui avait été admis jusque là. La nature déséquilibrée de leur amitié est résumée par une analogie glaçante: un ami du prince l’aurait comparée au fait de «mettre un serpent à sonnettes dans un aquarium avec une souris». Epstein, dont l'univers était une vaste «opération de chantage», a entraîné Andrew dans sa chute. Andrew Lownie va même jusqu'à jeter le doute sur la thèse du suicide d'Epstein et rappelle que sur la célèbre photo prise en compagnie de Virginia Giuffre et Ghislaine Maxwell, Andrew est «le seul d'entre eux à n'être ni mort ni en prison».

Le biographe n’épargne pas Sarah Ferguson, demeurée loyale au prince malgré leur divorce, la duchesse décrivant leur «couple» comme étant «divorcés l’un d'avec l’autre, pas l’un de l’autre». Sa vie tumultueuse est un cycle sans fin de «dépenses excessives, de dettes et de transactions complexes». C’est dans ce contexte de difficultés financières qu'une connexion trouble avec Jeffrey Epstein est révélée: il est avéré que Sarah Ferguson a reçu un prêt de 15 000 livres sterling de sa part pour l’aider à gérer ses dettes, mais les rumeurs parlent aussi d’une somme de deux millions de livres.

Alors que la monarchie, sous l'égide du roi Charles et du prince William, tente désespérément de se distancer d’Andrew et de «limiter les dommages sur la marque Windsor», Andrew Lownie confirme que le scandale Andrew-Epstein est une affaire qui «ne s'en ira tout simplement pas pour la famille royale». Et elle constitue le point final et définitif de la carrière publique du duc d’York.
La honte de Beatrice et Eugenie

Face au choc des nouvelles révélations sur leur père, les princesses Beatrice et Eugenie seraient «totalement mortifiées» par ce qui a été rendu public. Considérées désormais comme des «visiteuses rares» de la Royal Lodge, la résidence de leur père, les filles d'Andrew gèrent une situation d'une complexité émotionnelle extrême. Des sources proches affirment que l'étendue de leur réconciliation dépendra de l'émergence d'autres révélations. Particulièrement proche du duc d’York, Beatrice est décrite comme une «fille à papa» et trouverait la situation d'autant plus difficile. Leurs propres vies ayant évolué, avec leurs familles et leurs carrières respectives, les princesses cherchent à se défaire de l'approche «pompeuse» de leur père en matière de vie royale. Elles s’efforcent de se construire une identité distincte et de préserver leurs liens avec le reste de la famille royale, notamment auprès du roi Charles, dans une tentative de se dissocier de la disgrâce qui entoure désormais leur père. Y parviendront-elles?