Richardson Zéphir et Farah Paul: l’humour comme langage amoureux

Nathalie Slight

2025-08-12T10:00:00Z

En couple depuis deux ans, Richardson Zéphir et Farah Paul forment un duo complice. Leur relation, née d’une passion commune pour le stand-up, s’est construite sur une amitié solide et une admiration réciproque. Rencontre avec un couple qui fait rimer humour et amour!

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Comment avez-vous fait connaissance?

Farah : Je suis originaire de Québec. Lorsque je suis arrivée à Montréal, j'ai suivi un cours du soir à l’École nationale de l'humour. Comme j’assistais à plusieurs soirées humoristiques, Richardson et moi, on s'est croisés à plusieurs reprises.

Richardson : À l’époque, j’animais la soirée Samedi d’rire dans une salle de 200 places, située en haut de la boutique de photographie Lozeau. Farah était une habituée, alors, petit à petit, on a commencé à jaser.

Avez-vous eu le coup de foudre l’un pour l’autre?

R : Non, puisque nous nous sommes rencontrés dans un contexte professionnel. Farah désirait se mettre activement à l'humour et elle me demandait mon avis sur les sujets qu’elle souhaitait aborder. Nos discussions portaient surtout sur l’humour, c’était plutôt platonique comme relation. (rires)

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F : Éventuellement, on s'est mis à faire des activités, comme aller patiner. De mon côté, j’avais un intérêt, mais j’ignorais si c’était réciproque. Je tendais des perches ici et là, je faisais des petites allusions, mais Richardson restait toujours très professionnel.

R : J’avoue que j’ai été plutôt lent sur ce coup, comme si la partie professionnelle de mon cerveau ne communiquait pas avec la partie personnelle. (rires) Lorsque Farah m’a avoué qu’elle ressentait plus que de l’amitié pour moi, notre relation s’est rapidement transformée en quelque chose de plus sérieux.

Vous avez effectué votre première sortie officielle en tant que couple en 2023 sur le tapis rouge du Gala des prix Gémeaux. Avez-vous réfléchi longtemps avant de vous afficher publiquement?

R : À partir du moment où notre relation est passée d’amicale à amoureuse, tout s’est enchaîné naturellement, on ne s’est pas trop posé de questions. On savait qu’on était partis pour une longue balade. (rires)

Est-ce un avantage pour vous d’évoluer tous les deux dans le même domaine?

F: Bien sûr. Nous n’écrivons pas ensemble, mais nous échangeons beaucoup sur nos façons d’aborder tel ou tel sujet. Avoir un regard extérieur, ça nous permet de valider nos blagues, de rebondir lorsqu’on est bloqué. Autre avantage : on comprend nos réalités respectives. Si Rich manque une réunion familiale parce qu’il est en spectacle, il n’y a aucun souci, je suis contente pour lui.

R : On peut aussi s’encourager l’un l’autre. Je dis ça, mais... les premières fois où je suis allé voir Farah présenter des numéros dans des soirées d’humour, elle me demandait de rester muet, pour ne pas influencer le public. Il faut dire que je possède un rire assez distinctif, qui ne passe jamais inaperçu.

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F : Même s’il faisait attention, je finissais toujours par l’entendre rire... alors j’ai levé cette interdiction! (rires)

Lorsqu’on exerce le même métier, est-ce difficile de tirer la plogue?

F : Pas du tout. Vacances, chalet, familles... on a tellement d'autres projets, d'autres aspirations, qu’on est assez bons pour décrocher, même si l’humour reste assez présent dans nos vies.

R : Nous sommes allés deux fois en Martinique ensemble, mais pour l’instant, nous n’avons aucun voyage de prévu, car nous sommes pas mal occupés. Je viens de terminer le tournage de la troisième saison de Lakay Nou et je suis en rodage pour mon deuxième one man show, Punch créole. Dans ce spectacle, je m’en permets un peu plus, notamment pour ce qui est des numéros musicaux. De nature plutôt discrète, je me dévoile un peu plus dans ce nouveau spectacle.

F : De mon côté, je participe à plusieurs festivals cet été, dont Juste pour rire. Pour le reste, je suis à l’étape de développer différents projets : balado, soirée d’humour et création de contenu sur le Web.

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

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Richardson évolue dans le domaine humoristique depuis plusieurs années, tandis que toi Farah, tu es une humoriste de la relève. Est-il une source d’inspiration pour toi?

F : Je ne m’inspire pas de son humour, car nos styles sont très différents, mais je m’inspire de son parcours. J’ai fait sa connaissance avant que le public québécois tombe sous le charme via l’émission Big Brother célébrités. Fidèle à lui-même, il a toujours continué à travailler fort et à mener plusieurs projets de front, autant sur scène qu’au petit écran et sur le Web. Je veux, tout comme lui, ajouter plusieurs cordes à mon arc.

Quel métier exerçais-tu avant de bifurquer vers l’humour?

F : J’ai touché à plein de choses! Je détiens un bac en marketing, j'ai déjà travaillé comme conseillère financière. J’ai aussi une formation d’éducatrice en petite enfance, métier que j’ai exercé quelques années.

R : Ce qui est intéressant avec Farah, c’est qu’elle peut mettre tout ce bagage au service de l’humour. En passant, je suis la preuve qu’on peut évoluer dans un tout autre domaine avant de percer sur la scène humoristique québécoise. Mon parcours est vraiment atypique : passionné d’improvisation, j’ai étudié en pétrochimie au Collègue de Maisonneuve, puis j’ai été propriétaire d’un bistro-terrasse dans le Vieux-Montréal. C’est grâce à mon expérience en entrepreneuriat que j’ai lancé mes premières soirées d’humour, une belle occasion de tester mon propre matériel sur scène... et on connaît la suite!

Une bonne partie de votre travail consiste à écrire des numéros d’humour devant vos ordinateurs respectifs. Vous passez donc beaucoup de temps ensemble à la maison. Vous arrive-t-il de vous taper sur les nerfs?

F : Pas du tout! (rires) Rich est quelqu’un d’assez calme dans la vie et on a une belle complicité, lui et moi. On s’entend super bien.

R : Notre relation s’est construite sur cinq années d’amitié. J’ignore si c’est ça le secret pour une belle relation amoureuse, mais en tout cas, ça fonctionne super bien pour nous!

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