REM: Risques d'attaques informatiques très faibles

Guillaume Pelletier
La probabilité que la circulation des futurs trains du Réseau express métropolitain (REM) soit affectée par une attaque informatique est extrêmement faible.
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Au cours des derniers mois, plusieurs organisations québécoises, dont la Société de transport de Montréal (STM), ont été la cible de pirates informatiques. La plupart du temps, la compagnie est davantage affectée que ses clients : par exemple, le métro et les autobus de la STM n'ont pas cessé de circuler à cause de l'attaque, même si les systèmes informatiques ont été inactifs pendant quelques semaines.
Mais comme le REM sera entièrement automatisé, et que les wagons circuleront sans conducteur, est-ce qu'une attaque pourrait davantage le paralyser?
L'équipe du bureau de projet du REM estime que ce serait peu probable, puisque le REM sera contrôlé par un système informatique protégé dans un circuit fermé, sans accès extérieur.
«Les systèmes de contrôle des trains réagissent de façon sécuritaire à toute divergence ou erreur détectée dans le système, soit en entraînant l’arrêt sécuritaire des trains», explique la porte-parole Emmanuelle Rouillard-Moreau.

Ces systèmes assurent un niveau de fiabilité et de sécurité parmi les plus élevés au monde. On les retrouve depuis une vingtaine d’années sur plusieurs lignes de trains d'Europe et d'Asie, mais aussi à Vancouver, ajoute-t-elle.
Les trains seront aussi surveillés de près par des humains : depuis le centre de contrôle et de supervision des trains à Brossard, il sera possible pour un opérateur de retarder à distance le départ d'un train à la station Deux-Montagnes, par exemple.
Rappelons que les pirates qui ont attaqué des organisations au Québec au cours des derniers mois le faisaient en utilisant des rançongiciels, qui peuvent bloquer l'accès à l'ensemble des réseaux informatiques d'une entreprise. Ils demandent habituellement une rançon aux organisations pour leur redonner l'accès à leurs réseaux.
La STM a notamment reçu une demande de rançon de 2,8 M$, qu'elle a refusé de payer. L'équipe du transporteur a remis les serveurs en route elle-même, une opération dont les coûts ont été estimés à plus de 2 M$.