Rogers en faveur du retrait des chaînes de télévision de pays sanctionnés

Photo d'archives, Agence QMI

Agence QMI

2022-03-09T18:33:32Z
2022-03-09T19:39:59Z

Rogers Communications s’est dite favorable au retrait des ondes des chaînes de télévision qui appartiennent à un pays qui fait l’objet de sanctions canadiennes, notamment la chaîne d’information russe Russia Today (RT). 

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L’entreprise de télécommunications a fait part de sa position dans une soumission écrite au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), a rapporté mercredi le «Globe and Mail».

«À notre avis, il serait approprié que le Conseil envisage également de retirer [...] tout service de programmation qui est soit détenu, soit contrôlé par un État faisant l'objet de sanctions canadiennes», a ainsi écrit Pam Dinsmore, vice-présidente Réglementation Rogers Communications.

Elle a notamment suggéré que cette restriction soit appliquée à d’autres chaînes comme RTR Planeta ou Channel One Russia qui sont aussi soutenues par la Russie, selon le média.

La soumission a été envoyée dans le cadre d’une audience qui doit déterminer si le réseau RT et son service en français, RT France, doivent être retirés de la liste des chaînes internationales qui ont l’autorisation d’être distribuées au Canada.

Rogers, mais aussi les fournisseurs Bell, Telus et Shaw ont déjà retiré la chaîne de télévision russe de leurs ondes après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Rappelons que Vidéotron n’a jamais offert RT dans sa programmation.

Le premier ministre Justin Trudeau avait également demandé la semaine dernière au CRTC de réviser la présence de cette source d’information, alors qu’une «quantité importante de désinformation circule depuis la Russie».

Plus de 370 soumissions ont été reçues par le CRTC au sujet de RT, certains Canadiens demandant son interdiction pour cause de propagande, quand d’autres s’y sont opposés en affirmant que cela constituerait une forme de censure, selon le «Globe and Mail».

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