Sabrina Cournoyer a terminé l’année 2025 avec la meilleure des nouvelles
Sabrina Cournoyer
Le début d’une nouvelle année, c’est aussi électrisant que vertigineux. Tout est tellement possible que ça en devient intimidant.
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En fait, j’aime cette sensation, elle ne me fait pas peur. J’aime vibrer d’espoir, carburer aux rêves et aux espérances. Une année qui commence, c’est un canevas de 12 mois, où n’importe quoi peut prendre forme. Trois cent soixante-cinq jours qui vont se remplir de plans et de surprises infinies. N’est-ce pas formidable?
Parlant d’espoir, j’ai terminé l’année 2025 avec un miracle: j’ai retrouvé l’ouïe de mon oreille gauche. Je suis très consciente de la chance que j’ai eue. J’en suis chaque jour reconnaissante.
Laisser entrer la lumière
Ma capacité à espérer toujours le mieux a commencé en 2005 quand l’album Plans, de Death Cab for Cutie, est débarqué dans ma vie. À cette époque, c’était rare qu’une musique aussi lumineuse m’interpelle. J’aurais pu résister, lutter contre cet attrait et laisser mon orgueil de emo me convaincre que je n’aimais pas ça.
En 2005, j’étais une adolescente à l’humeur très sombre, qui se nourrissait de musique hardcore. Ce style de musique était comme un exutoire pour mon âme, qui se retenait de crier fort, mais qui le faisait à travers la musique. Cela étant dit, malgré mon humeur d’adolescente, je me suis laissé emporter par les mélodies empreintes d’espoir de la formation américaine. Des airs doux comme un vent chaud d’été, des ballades tristounettes, mais avec des éclaircies.
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L’album Plans, de Death Cab for Cutie, a été la trame sonore de mes années de cégep. Je me cherchais, j’essayais de me comprendre, je me sentais dépassée, je n’avais nulle part où m’ancrer, j’étais ensevelie sous des questionnements longtemps restés sans réponse. J’essayais de voir trop loin devant.
Ça m’a pris du temps à saisir qu’il fallait simplement y aller une chose à la fois: une peine d’amour, une victoire, un échec, une déception, une opportunité. J’ai dû apprendre à savourer le bon sans imaginer le pire, et à le traverser en gardant en tête que le bon finit toujours par revenir.
Une pièce vide
Ben Gibbard, le chanteur de Death Cab for Cutie, n’a certainement aucune idée à quel point sa voix aura été une précieuse veilleuse dans mes moments obscurs. Combien de fois je l’ai écouté chanter «And start new when your heart is an empty room», des paroles de leur morceau Your Heart Is an Empty Room? Mon cœur d’adolescente, si souvent vide et exténué à force d’être déçu, a probablement appris à composer avec son propre inconfort grâce à ces simples mots. Ces paroles ont eu le pouvoir de me faire croire que quelque chose de bon allait arriver. Et quand on croit à ça, le vent finit toujours par tourner.
J’ai réécouté l’album Plans récemment et j’ai repensé à la Sabrina de 2005, à celle qui avait tant besoin qu’une lumière se glisse dans sa vie. Aujourd’hui, je réalise que si les éclaircies ont pu se faufiler dans mon cœur, c’est parce qu’il y avait de l’espace. Et c’est là mon souhait pour cette nouvelle année qui commence: ouvrez grand les bras, car tout est possible!
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