Sébastien Diaz a fait son selfie ultime avec une actrice hollywoodienne
Samuel Pradier
Animateur, réalisateur, musicien, auteur, Sébastien Diaz est un touche-à-tout à qui tout réussit. Amoureux et père attentionné, il nous livre quelques vérités au sujet de l’homme qui se cache derrière le professionnel.
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1) Je suis nostalgique des années 1980
«Je suis un enfant des années 1980, et je me souviens des soirées qu’on passait à regarder des films. Je pense avoir grandi près du plus gros club vidéo du Québec, qui s’étalait sur deux étages. J’y ai fait mon apprentissage cinématographique. J'ai vu plein de grands classiques, des films étrangers, des thrillers, des drames et, bien sûr des films d’horreur. En même temps, j'étais jeune et je ne comprenais pas trop ce que je venais de louer. La simplicité de ces soirées s'est un peu perdue. J'ai vraiment l'impression d'avoir grandi dans une carte postale des années 1980, mais en même temps, c’était vraiment ça! Je collectionne encore les films, j’en achète beaucoup, et j'aime avoir mes boîtiers. J'achète beaucoup de trucs qui ne sont pas disponibles sur les plateformes, des versions plus rares ou alternatives, ou encore des rééditions. C'est ma réaction à la dématérialisation de tout.»
2) Woody Allen a changé ma vie
«Quand je pense à toutes mes idoles de jeunesse, c’est un peu compliqué, car ce sont tous des gens qui ont été "annulés"... Quand j'étais petit, Michael Jackson était mon idole absolue. Mais c'est Woody Allen qui a vraiment changé ma vie. Je me souviens exactement du moment où je l’ai découvert. C’était un soir, durant mon secondaire 3. Je suis tombé Woody et les robots, qui est un de ses premiers films, sur une chaîne américaine du câble. J'ai été scotché, même si je ne comprenais pas trop ce que je regardais. Je me souviens très bien d'être arrivé à l'école le lendemain en me disant que j'avais trouvé ce que je voulais faire dans la vie. Je ne serais pas agent du FBI comme je l’avais imaginé, mais plutôt réalisateur. En plus, ce gars-là fait un peu ce que je rêve de faire, c’est à dire qu’il est à l'écran, il écrit, il réalise, il choisit la musique... Woody a aussi été mon école de la musique. Je suis devenu un obsédé de jazz. Je me souviens que je regardais ses films en prenant des notes et, le lendemain, j’allais à la bibliothèque pour faire des recherches. C'était vraiment une école de la culture, et c’est ça qui a changé ma vie.»

3) J’ai un ami ange gardien
«En vieillissant, il y a des gens que j'aime garder autour de moi, souvent des amis que je me suis fait sur le tard. C'est pour ça qu’ils deviennent des anges gardiens. D’abord, ils ont la maturité, ils ont aussi souvent des enfants, et il y a quelque chose de très rassurant dans ces relations. Il y a notamment un ami que j’ai rencontré dans les dernières années, Jonathan Dauphinais. Ce gars-là est devenu un ange gardien pour moi. Il y a quelques années, il a eu 40 ans et il a écrit à quelques-uns de ses amis une lettre qui disait "Je te donne un an pour... ". En guise de cadeau d’anniversaire, il a demandé à ses amis proches de se lancer un défi personnel! Moi, c’est de réaliser mon premier film. C'est un gars qui est vraiment dans l'ouverture à l'autre. Récemment, c'était ma fête. J'ai fait un souper, mais il n'était pas là. Le lendemain, on écoutait la télé avec les enfants. Ma blonde a sorti les poubelles et elle a trouvé un petit cadeau accroché à la poignée de porte. Il était venu le porter chez nous, alors qu’il habite Montréal. C'est quelqu'un qui prend vraiment soin des autres. On a beaucoup de discussions ensemble, sur la paternité, sur le travail... C’est quelqu’un de très sain, un modèle pour moi.»
4) Las Vegas est notre destination de couple
«Avec Bianca, on aime beaucoup sortir des sentiers battus. Par exemple, on est allés très souvent à Las Vegas, mais très peu sur la Street. On ne court pas les spectacles quand on va là-bas, on préfère aller voir ce qu’il y a autour. Vegas, pour moi, c'est comme un port d'attache. On s'est fait beaucoup de sorties dans le désert, à trouver des affaires pas possibles. D’abord, j’adore le désert. On dirait qu'il faut que j’y aille au moins une fois aux deux ou trois ans. Il y a quelque chose de très cinématographique dans ces décors. On a ainsi découvert le plus vieux saloon du Nevada, où il y a encore des trous de balle dans le bar. J'ai aussi trouvé une très vieille mine abandonnée, qui serait supposément hantée. Tu ne peux pas y entrer, mais tout est encore là. Il y également un vieux magasin général tout rouillé, qui est devenu un cimetière de voitures. C'est un décor postapocalyptique assez incroyable. D’ailleurs, ce n'est pas loin de la zone où plein de gens auraient vu des extraterrestres et des objets volants non identifiés.»
5) Bianca et moi, on forme un duo redoutable
«Récemment, Bianca est venue à mon émission. Après le direct, on est allés manger ensemble, tous les deux. Ça a duré 45 minutes, mais on s’est assis au bar et on était comme des jeunes qui se cruisent. J’ai l’impression qu’on a réussi à garder cette magie des débuts et qu’elle s’est même raffinée avec les années parce qu'on sait tellement ce que l'autre veut ou ne veut pas. On se prévoit souvent des rendez-vous. On va parfois arriver chacun dans notre voiture parce qu'on travaille avant, on se rencontre à tel coin de rue et on a encore les papillons de se retrouver. Je pense que notre relation s'est vraiment solidifiée grâce à tout ça. À nos débuts, on ne travaillait pas ensemble. Maintenant, on travaille beaucoup ensemble et je pense vraiment qu'on forme un sacré bon duo de job. On fait une bonne équipe quand on travaille ensemble.»
6) J’évolue dans une maison de filles
«La plus grande différence, c’est la communication des émotions. J’ai grandi dans les années 1980, et on ne parlait pas vraiment de ces choses-là. Par exemple, j'ai fait beaucoup d'anxiété de performance à l'école, mais je n'ai jamais dit à mes parents que je trouvais ça difficile. Je leur en parle depuis quelques années et ils trouvent ça un peu étonnant, voire presque drôle, alors que j'en fais encore des cauchemars. Chez nous, c'est plutôt le contraire avec nos filles. Chaque fois qu'elles débarquent de l'école, c'est comme le débrief de ce qui s'est passé dans la journée, le bon comme le moins bon. Il n'y a jamais rien qui s'accumule, et j'aime beaucoup ça. Il y a aussi beaucoup de tendresse. Même plus jeune, j’ai toujours été plus à l'aise entouré de filles. J'ai toujours été le gars qui était l'ami des filles. Pendant ma jeunesse, ma mère était coiffeuse et je me souviens qu’à un moment donné, son salon était juste en-dessous de ma chambre. Le samedi matin, je pouvais passer une heure dans mon lit à écouter les conversations. J'entendais tout sur les adultères des voisines, les problèmes de couple, les problèmes avec les enfants, les questionnements de vie... C'était comme un cours 101 de vie adulte de femme.»

7) Jean Leloup s’est invité dans une de mes réunions
«J’ai fait pas mal de rencontres improbables, notamment quand je travaillais pour l’émission Star Système. Je me souviens d’une entrevue avec Scarlett Johansson à Los Angeles, où j’ai fait mon selfie ultime à vie. Tout le monde me disait qu’on avait l’air de sortir ensemble. Elle a été super gentille. Il y a aussi Jean Leloup, avec qui j’ai souvent fait des entrevues. C’est toujours une aventure. Une fois où je m’en allais à une réunion pour l’émission Voir, je me stationne sur la rue Sainte-Catherine et Jean cogne à ma fenêtre. Il me demande comment je vais et ce que je fais, et il décide de venir avec moi à ma réunion. Jean Leloup a assisté à notre meeting avec son gros chapeau et sa guitare. Il n’était là pour aucune raison et je me rappelle qu’il a fallu trouver un stratagème pour le faire sortir parce qu'il écoutait et commentait comme s’il faisait partie de l'équipe. Une de mes rencontres les plus touchantes, ça reste avec Jane Birkin vers la fin de sa vie. Je l'ai rencontrée à Ottawa et je lui ai fait signer le vinyle de L'histoire de Melody Nelson, de Gainsbourg. Sur la pochette, elle tient un petit toutou pour cacher sa bedaine parce qu’elle est enceinte de Charlotte. Elle a signé avec une flèche qui disait: "Avec Charlotte". Un an plus tard, j'ai rencontré Charlotte Gainsbourg et je lui ai fait signer la même pochette, sur laquelle elle a écrit: "Avec maman".»