Semaine de relâche: le gouvernement Legault pressé de dévoiler son jeu

Vincent Larin

2021-02-10T22:15:12Z

Les partis d’opposition pressent le gouvernement Legault de clarifier les règles qu’il compte mettre en place pendant la semaine de relâche, des barrages routiers notamment, au moment où de plus en plus de cas de variants de la COVID-19 sont détectés dans la province.

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Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, invite Québec à faire preuve «d’originalité» si le problème du manque de ressources policières se pose.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Le statu quo est impossible. On ne peut pas vivre une semaine de relâche sans qu'il n'y ait aucun contrôle, aucun encadrement des déplacements interrégionaux et j'inclus là-dedans les déplacements entre l'Ontario et les régions limitrophes au Québec», a-t-il affirmé.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, a répété en point de presse mercredi matin que tout est sur la table, mais qu’aucune décision n’a été prise pour le moment.

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La semaine de relâche ne doit pas être synonyme de «semaine de relâchement», a-t-elle dit en ajoutant être inquiète de l’apparition de plus en plus de cas de variants de la COVID-19 dans la province.

«Oui, il faut tenir compte du nombre de policiers, mais les ressources ne seront jamais un enjeu, puis, je veux dire, si un jour on venait à manquer de policiers, il y a d'autres types de professionnels, d'autres types de services qui pourraient être sollicités», a fait valoir Geneviève Guilbault.

Mais pour le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, le gouvernement a perdu du temps dans ce dossier. Plusieurs citoyens réclament des barrages routiers au Bas-Saint-Laurent depuis l’annonce du changement de palier d’alerte de sa région.

«Je vous confirme que présentement sur le territoire de ma circonscription, il y a de nombreux touristes hivernaux qui proviennent d’un peu partout au Québec, preuves à l’appui. Alors, ça, ça existe présentement. À partir du moment où le premier ministre a dit, ce n’est pas interdit, mais ce n’est pas recommandé, je veux dire, les gens font avec», a expliqué Pascal Bérubé.

La députée du Parti libéral du Québec Isabelle Melançon appelle quant à elle à plus de clarté de la part des autorités.

«Si ça prend des barrages, s'il faut éviter que les gens passent d'une région à l'autre, bien, qu'on le fasse, mais que ce soit clair, puis que ça ne soit pas dit: "bien, on recommande fortement"», a-t-elle martelé.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

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