Shein et Temu compliquent le travail des friperies québécoises

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Dominique Plante

2025-10-16T19:54:02Z

Les géants du fast fashion Shein et Temu donnent du fil à retordre aux friperies du Québec, puisque la mauvaise qualité de leurs vêtements engendre des coûts opérationnels et rend impossible la revente de nombreux morceaux.

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Cet enjeu, qui se vit en Europe présentement, commence à s'observer davantage au Québec, notamment dans les établissements de l’entreprise Renaissance.

«Je vais vous donner un exemple dans les vêtements pour enfants ou les articles pour bébés», a affirmé Éric St-Arnaud, directeur général de Renaissance Québec, en entrevue au bulletin du TVA Nouvelles, jeudi.

«Il y a une légifération très sévère au Canada et au Québec, a-t-il poursuivi. Vous ne pouvez pas utiliser du plomb, il y a des éléments pour les cordons pour les enfants, pour qu’ils ne s’étouffent pas, par exemple.»

Selon lui, les entreprises chinoises comme Shein et Temu ne sont pas astreintes à respecter ces réglementations.

Photo AFP
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«Ça augmente la quantité qu’on ne peut pas revendre, c’est un coût opérationnel», a souligné M. St-Arnaud.

Bien que ce sont les citoyens qui donnent des vêtements, des employés doivent les recevoir et les traiter, ce qui engendre un coût.

«Donc, si je ne peux pas le mettre sur le plancher, j’ai un coût opérationnel que je viens de perdre. Il faut que je paye quand même les employés», a mentionné Éric St-Arnaud.

L’éducation au lieu du jugement

Le directeur général de Renaissance ne cherche pas à critiquer les habitudes de consommation de la population, mais plutôt à sensibiliser sur les comportements responsables à adopter.

Photo fournie par Renaissance
Photo fournie par Renaissance

«On ne peut pas juger les citoyens de vouloir acheter des items moins chers parce que présentement, le portefeuille peut être serré», a-t-il illustré.

Il faudrait prendre l’habitude d’aller dans une friperie locale au lieu de se rendre sur les sites web de Shein et Temu, selon lui.

«On va retrouver des items au même prix, mais ils vont peut-être durer plus longtemps et on va pouvoir les redonner par la suite à une autre organisation», a-t-il dit.

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.

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