Sports pour les jeunes: le PQ réclame un plan de déconfinement partiel d’ici Noël

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon Photo d'archives, Stevens Leblanc
Photo portrait de Geneviève Lajoie

Geneviève Lajoie

2020-12-07T20:24:49Z

Le Parti québécois réclame un plan de déconfinement partiel et graduel des sports pour les jeunes d’ici Noël.

À l’heure actuelle, les écoliers québécois se rassemblent dans les centres d’achat, mais ne peuvent pratiquer leur activité physique favorite, quelle qu’elle soit. Le gouvernement Legault a mis tous les sports organisés sur pause en zone rouge, il y a maintenant deux mois.  

«Il faut sortir du mur à mur et de l’interdiction généralisée du sport pour arriver avec une analyse basée sur la science, sport par sport», soutient le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.  

Il est inquiet de la santé mentale et physique des jeunes. Selon le leader souverainiste, les enfants ne peuvent passer encore des mois sans faire d’activités physiques et de sports.  

«La crise, elle est loin d’être terminée, de ce qu’on voit, donc on a une responsabilité envers ces jeunes-là de leur permettre ce qui est possible. Si c’est impossible pour des raisons de prévention de la contagion [de pratiquer certains sports], les gens vont l’accepter, mais il faut au moins se donner l’effort de voir ce qui est possible en toute sécurité pour faire bouger nos jeunes un peu, on ne peut pas les laisser encabanés pendant des mois et des mois, c’est très malsain», insiste-t-il.  

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PSPP rappelle que les différentes fédérations sportives ont fourni au gouvernement un plan de reprise des activités en fonction des mesures sanitaires il y a plusieurs mois déjà. 

Il convient que certains sports ne pourront être totalement déconfinés. Les risques de contagion lors d’une partie de badminton ne sont pas les mêmes que pour un match de hockey avec contacts. Mais certains entraînements, avec des règles de distanciation strictes, sont certainement possibles, croit le chef du PQ. La Santé publique doit statuer sur le degré de reprise des différents sports.  

«Prenons par exemple le hockey. Peut-être que la Santé publique nous dirait: "vous ne pouvez pas jouer de parties, mais on tolère les pratiques dans le cadre desquelles tout le monde reste à deux mètres, [les jeunes] prennent des lancers au filet et pratiquent leurs passes", dit-il. C’est une question de science, ce n’est pas une question de politique».

À l’heure actuelle, de jeunes hockeyeurs peuvent aller patiner avec une dizaine d’autres inconnus à la patinoire du coin, mais ne peuvent s’entraîner en respectant des règles sanitaires sous la supervision d’un coach.   

Pour PSPP, permettre des activités libres semble plus dangereux que des entraînements supervisés par des adultes, qui sont actuellement interdits. 

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