Pékin 2022: Éliot Grondin sur le podium grâce au porte-à-porte de grand-papa

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2022-02-10T21:25:00Z
2022-02-11T04:56:46Z

Sa médaille olympique, Éliot Grondin la doit en grande partie à son grand-père qui passait de porte en porte pour financer ses premières compétitions.

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« C’est mon père qui l’a inscrit la première fois [à Stoneham, quand il avait 8 ans], a raconté au Journal jeudi la mère du planchiste, Mélanie Turcotte. Nous, on se demandait ce qu’on allait faire s’il était bon. On n’avait vraiment pas l’argent pour ça. » 

Denis Turcotte, qui gérait alors un centre commercial, est donc parti à la quête de commandites.

Les parents du planchiste Éliot Grondin, Mélanie Turcotte et Jean-Francis Grondin, posent dans leur maison de Sainte-Marie-de-Beauce avec une planche de surf des neiges et un drapeau du Canada.
Les parents du planchiste Éliot Grondin, Mélanie Turcotte et Jean-Francis Grondin, posent dans leur maison de Sainte-Marie-de-Beauce avec une planche de surf des neiges et un drapeau du Canada. Photo Jean-François Racine

À l’époque, une saison pouvait coûter environ 5000 $ à la famille. Les 50 $ ou 100 $ amassés aux portes lors des tournées dans les rues de la Beauce servaient à payer les hôtels et l’équipement de Grondin. 

« On a fait des pirouettes pour trouver de l’aide. Il nous a fait sortir de notre zone de confort, ce petit gars-là ! a rigolé sa maman. Il nous a fait découvrir que tout se peut quand on le veut vraiment. » 

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Leur Super Bowl

Avec le temps et les bons résultats, des commanditaires plus solides sont venus soutenir les Grondin. Car oui, le planchiste de Sainte-Marie était bon. Au point de devenir, la nuit dernière, le plus jeune médaillé olympique en snowboard cross, à 20 ans. 

À 10 500 km de Zhangjiakou, le site des compétitions en Chine, la famille s’était organisé un « petit Super Bowl » pour assister aux performances de leur athlète, qui se déroulaient en fin de soirée, heure du Québec.

Il y a quatre ans, son père, Jean-Francis, avait fait le déplacement jusqu’à Pyeongchang afin d’assister aux premières descentes olympiques de son garçon. Mais cette fois, avec les mesures sanitaires, c’était impossible. 

Photo AFP
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Un sourire comme médaille

S’il y a eu, bien sûr, une effusion de joie dans la maison des Grondin quand Éliot a croisé le fil d’arrivée en deuxième place, sa mère assure qu’il en aurait été de même si son fils n’avait pas récolté de médaille. 

« Éliot était dominant, mais surtout très souriant, a pointé Mme Turcotte. Ça me rappelait notre petit garçon qui participait à la Coupe Québec et qui était juste content de faire ça. Dans le cœur d’un parent, ça vaut encore plus que la médaille. » 

Les parents de Grondin ont pu lui parler un peu au téléphone quand il a eu fini la ronde d’entrevue avec les médias. 

« On lui a dit de profiter de son moment. C’est sûr que ç’aurait été le fun d’être là pour sa médaille, mais je crois qu’il y en aura d’autres ! », s’est réjouie Mme Turcotte.   

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