Théoriciens du complot morts en manifestant
Ils s’opposaient à la certification de la victoire de Biden

Clara Loiseau
Parcourir des centaines de kilomètres pour aller manifester et trouver la mort : tel aura été le sort de quatre adeptes des théories du complot et partisans du président Trump au cœur des émeutes au Capitole, mercredi à Washington.
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Le Département de la police métropolitaine du District de Columbia a révélé jeudi l’identité des personnes qui ont péri lors de l’événement. Âgés de 34 à 55 ans, tous venaient de l’extérieur de la capitale américaine.
Tous aussi avaient pris l’habitude de partager des messages provenant de groupes d’extrême droite sur les réseaux sociaux. Certains d’entre eux étaient actifs sur le réseau d’extrême droite Parler.
Tuée par balle

Ashli Babbitt, une femme de 35 ans originaire de Californie, a été tuée par balle par un agent de police du Capitole après avoir tenté de rentrer dans l’hémicycle du Congrès des États-Unis.
Cette ancienne vétérante de l’armée de l’air voyait le déferlement des partisans de Donald Trump sur Washington comme une « tempête » qui allait faire passer le pays « de l’obscurité à la lumière », selon son compte Twitter.
Selon la police, les trois autres morts ont été causées par des urgences médicales.

On compte notamment Rosanne Boyland, une femme de 34 ans originaire de la Géorgie.
Selon le site d’information américain Axios, une femme serait morte après avoir été « écrasée » par la foule pendant l’invasion du Capitole. La police n’a cependant pas confirmé qu’il s’agissait de Mme Boyland.
Crise cardiaque

Kevin Greeson, un homme de 55 ans qui venait de l’Alabama, aurait succombé à une crise cardiaque pendant qu’il manifestait, explique son fils Kyler Greeson dans une publication sur Facebook.
Le père de cinq enfants n’hésitait pas à écrire sur le réseau Parler que « Biden sera mort avant le 20 janvier » (date de son assermentation), ou que les Américains devaient « charger leurs armes et les prendre dans les rues ».

De son côté, Benjamin Phillips, un homme de 50 ans originaire de la Pennsylvanie, serait mort d’un accident cardio-vasculaire, indique le journal The Inquirer.
Il était le fondateur du site Trumparoo, un site qui vise à réunir les partisans du président sortant. À travers cette plateforme, il a coordonné le transport de plusieurs personnes qui souhaitaient se rendre en groupe à Washington.