Rue king | Totalement imprévisible!
Mercredi 16 septembre à 21 h, TVA (début)

Nathalie Slight
Déstabilisante et grisante: voilà comment Stéphane Bellavance résume son expérience de maître du jeu dans Rue King. Déstabilisante, parce qu’il devait diriger les comédiens de cette comédie de situation, dont le contenu est totalement improvisé. Et grisante, parce qu’il travaillait avec des rois et des reines de l’improvisation!
Adaptation québécoise du concept allemand Schiller Street, Rue King reprend tous les codes des sitcoms traditionnels, à la différence près que les dialogues sont entièrement improvisés. Lorsque les comédiens arrivent sur le plateau, ils ignorent de quoi seront composées les intrigues. Le maître du jeu, Stéphane Bellavance, les rencontre au début de l’émission pour les mettre en situation.

«Je suis un peu comme un metteur en scène ou un chef d’orchestre. Je dirige l’histoire en donnant des directives aux comédiens, mais Pier-Luc Funk, Sophie Cadieux, Marie-Ève Morency, Mehdi Bousaidan, Stéphane Crête, Sylvie Moreau et les comédiens invités créent les intrigues au fur et à mesure. Comme ils n’ont aucun script, ils sont constamment en mode écriture dans leur tête. De plus, histoire de leur compliquer un peu la tâche, je leur souffle dans une oreillette des directives, des contraintes et surtout des folies à intégrer à leur jeu, et ils doivent se débrouiller!» explique Stéphane, visiblement heureux de mettre au défi les improvisateurs de Rue King.

Sur le qui-vive
L’équipe de Rue King sait comment les intrigues commencent, mais ignore comment elles finiront! «Le producteur, le réalisateur, les éclairagistes, les accessoiristes, les gens du CCM (costumes, coiffure, maquillage), tout le monde est sur le qui-vive sur le plateau, car même si nous prévoyons une trame narrative, les improvisateurs peuvent aller dans une direction totalement inattendue. Il faut donc parer à toutes les éventualités. Un exemple: de passage à l’émission, Marie-Soleil Dion a fait une demande en mariage à l’un des personnages. Il a fallu intégrer cet élément surprenant à l’histoire! C’est ce qui rend la série aussi excitante!» précise Stéphane Bellavance.

L’équipe de Rue King souhaite ardemment qu’il y ait une deuxième saison. «Notre public est assis à des tables de style bistro pour recréer l’ambiance des soirées d’impro. C’est possible de reconfigurer l’espace pour respecter les mesures de distanciation physique», mentionne Vincent Bolduc, producteur au contenu.
Les personnages
Au début de Rue King, Pier-Luc, étudiant un peu coincé, et Marie-Ève, pansexuelle colorée, accueillent leur nouvelle colocataire, Sophie, une avocate qui refait sa vie à Sherbrooke à la suite d’une rupture amoureuse. Stéphane est le gentil propriétaire du logement, situé sur la rue King. Sylvie, la maman envahissante de Pier-Luc, n’est jamais bien loin, tout comme le meilleur ami du jeune homme, l’omniprésent Mehdi.
Le saviez-vous?
Stéphane Bellavance a déjà fait de l’improvisation. «J’ai découvert ça au primaire, et ç’a été un coup de foudre immédiat. Au fil des ans, en plus de jouer, j’ai animé plusieurs soirées d’improvisation. Je sais donc que les comédiens que j’ai devant moi ont une rapidité d’esprit et un sens de la répartie exceptionnels.»