«Tout peut encore se jouer dans les prochains jours», croit Blanchet

Raphaël Pirro
Yves-François Blanchet affirme que les libéraux commencent à craindre pour leur avance dans les sondages et que le Bloc Québécois, telle une super balle lancée violemment au sol, va rebondir avant les élections de lundi.
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«Les libéraux sont inquiets de voir que Isaac Newton avait peut-être raison finalement et que ça arrête de monter», a lancé M. Blanchet en point de presse à La Prairie mercredi.
Selon le chef bloquiste, le parti de Mark Carney tentera de jouer la carte Trump autant que possible pour surfer vers un mandat majoritaire.
«Les libéraux essaient de ranimer des peurs qui ont été un peu remplacées par la raison. Rappelez-vous le début de campagne, ça allait être la catastrophe. Nous allions être dévorés par le monstre Trump [...]. Ça s’est un peu apaisé. La manière de réfléchir des gens semble avoir de plus en plus tendu vers [...] la logique dans leur choix», a-t-il analysé.
Les sondages des firmes canadiennes donnent une avance considérable des libéraux sur leurs adversaires depuis le début de la campagne.
De nouveaux sondages parus dans la dernière semaine pointent toutefois vers un resserrement du vote, à cinq jours du scrutin. La tendance de fond demeure toutefois la même.
M. Blanchet prédisait une victoire libérale à l’élection au lendemain du deuxième débat de la campagne, la semaine dernière.
Sur le terrain, les libéraux n’en sont plus à demander de former un gouvernement, mais que ce gouvernement soit majoritaire.
C’est ce qu’a fait la ministre Mélanie Joly lors d’un rassemblement à Laval, hier soir.
«On a besoin d’un mandat fort pour négocier avec le président Trump pour bâtir l’économie la plus forte du G7», a-t-elle lancé à ses partisans, a rapporté La Presse.