Trois PME québécoises sur cinq veulent avoir accès aux tests de dépistage rapide

Agence QMI
Près de 60 % des PME québécoises veulent avoir recours aux tests de dépistage rapide de la COVID-19 afin de freiner la propagation éventuelle du virus au sein de leurs effectifs et d'éviter une fermeture.
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C’est ce que révèlent les données préliminaires d’un sondage mené en ligne par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). La consultation se poursuit et 3290 réponses ont été reçues depuis le 4 février.
À l’échelle canadienne, les tests de dépistage rapide suscitent l’intérêt de 63 % des entreprises, un moyen d’éviter une interruption de production ou des activités.
«Les PME ont adopté de plein gré chacune des nouvelles mesures de sécurité et elles ont respecté tous les protocoles recommandés par les gouvernements. Elles souhaitent maintenant pouvoir utiliser les tests de dépistage rapide dans leur milieu de travail», a dit vendredi Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI.
«Ce qui est très décevant, c’est qu’il a fallu attendre presque un an après le début de la pandémie pour que les gouvernements se décident enfin à envisager sérieusement de déployer les tests de dépistage rapide. Nous sommes convaincus que ces tests peuvent être un autre outil qui pourrait, non seulement permettre aux PME de rester ouvertes, mais aussi contribuer à éviter de nouveaux confinements», a-t-il ajouté.
Le gouvernement Legault a en effet indiqué cette semaine que les entreprises peuvent maintenant faire une demande auprès des autorités de la santé de leur région pour l’utilisation de tests de dépistage rapides en milieu de travail. Mais la FCEI souhaite un usage plus «facile» et plus «rapide» que le mécanisme proposé par Québec.
De plus, la FCEI croit, comme l’a avancé la Table ronde consultative de l’industrie sur les tests et le dépistage de la COVID-19, que les gouvernements devraient donner aux petits employeurs l’occasion d’envoyer leurs employés passer des tests de dépistage rapide dans des pharmacies ou des laboratoires privés.
«L’un des nombreux facteurs cruciaux pour accélérer le déploiement des tests de dépistage consiste à éliminer les lourdeurs administratives provinciales qui limitent quels professionnels peuvent procéder au dépistage», a indiqué M. Guénette.
Certains secteurs sont plus enclins à rapidement utiliser les tests de dépistage rapide. C’est le cas des services sociaux comme les dentistes et les chiropraticiens (71 %), l’hébergement et la restauration (69 %), le commerce de gros (68 %), la construction (66 %), les services personnels comme les salons de coiffure et les services de nettoyage à sec (66 %) ainsi que les arts et les loisirs (66 %).