Journée historique: 560 000 travailleurs en grève
Agence QMI et TVA Nouvelles
Ce sont quelque 560 000 travailleurs du secteur public qui sont en grève jeudi, une journée historique pour le Québec.
En effet, le Front commun entre dans sa troisième et dernière journée de débrayage, alors que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) enjoignent le mouvement dès aujourd’hui.
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La FIQ sera en grève jeudi et vendredi après avoir tenu deux autres journées plus tôt ce mois-ci.
La FAE, quant à elle, en est à sa première journée de grève générale illimitée qui pourrait s’échelonner si aucun accord n’est conclu entre les syndicats et Québec.
Une soixantaine de rassemblements sont ainsi prévus un peu partout au Québec.
Pour maintenir la pression sur le gouvernement Legault, la FAE appelle à une Grande Marche jeudi à partir de midi qui s’ébranlera au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Gary-Carter, près du parc Jarry, à Montréal.
- Une enseignante témoigne de la grève et des impacts au micro de Benoit Dutrizac via QUB radio :
«On est conscient des problèmes que [la grève] causera, des sacrifices que ça va exiger pour tout le monde, mais particulièrement pour les profs qui ont choisi depuis ce matin de se priver de salaire parce qu’on veut offrir mieux aux élèves du Québec et parce que l’école publique mérite mieux», a déclaré Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

Elle estime que les professeurs «ne demandent pas la lune», mais simplement de meilleures conditions pour «résorber la pénurie qui nous frappe de plein fouet depuis quelques années».
«Des profs qualifiés au Québec il y en a énormément, le problème c’est qu’ils ont quitté le navire, a-t-elle ajouté. On demande de la confiance un peu et surtout de la reconnaissance de notre employeur.»
La question des salaires «prioritaire»
Les syndicats du Front commun, qui amorcent leur troisième et dernier jour de grève, se sont rassemblés devant le Cégep Maisonneuve de Montréal, tandis que la FIQ fera de même devant l’Hôpital Santa-Cabrini.

Pour Caroline Senneville, présidente de la CSN, la question des salaires est prioritaire.
«[Il] faut que ça bouge sur les salaires. [...] Je dis à n’importe qui du gouvernement, venez ici regardez les travailleurs et travailleuses en pleine face et dites [leur] ‘’toi à la fin de ta convention collective tu vas avoir moins de pouvoir d’achat qu’au début de ta convention collective’’ [...]. Avec ce qu’on a sur la table, c’est ça, ce qu’on [leur] offre, de finir cette convention collective plus pauvre», a-t-elle déclaré devant le Cégep de Maisonneuve.
«J’aimerai ça revenir sur le 7 millions $ aux Kings de Los Angeles, a pour sa part déclaré Mario Beauchemin, troisième vice-président de la CSQ. C’est vrai que ce n’est pas un gros montant, mais aux tables sectorielles, ça permettrait de régler pas mal de problèmes [comme] régler l’exode des professionnels vers le privé [et] régler la pénurie de main-d’œuvre du personnel de soutien.»
De son côté, Samuel Sicard, directeur de la région de Montréal pour le CPAS-FTQ, a souligné que les Québécois ne veulent pas «retourner aux années Duplessis, où les gens devaient faire le choix de quel enfant [devait] avoir l’éducation ou qui était pour se faire soigner dans la famille».

Le durcissement du conflit syndical ne laisse pas apparaître quelque lueur d’espoir pour un dénouement heureux, alors que la FIQ rejoint la contestation et la FAE, qui représente 40 % des enseignants au Québec, campe sur ses positions.
Si un conciliateur tente depuis deux jours de démêler le conflit du Front commun, la FAE semble chercher de «nouvelles avenues» devant l’impasse des négociations qui se poursuivent tout de même.

Legault demande «plus de flexibilité» aux syndicats
«Il faut absolument avoir plus de flexibilité dans les conventions collectives», demande François Legault.
«En échange de plus de flexibilité, on est prêt à bonifier l’offre», a-t-il déclaré à l'occasion d'un point de presse jeudi matin.
au jour le jour
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans les cégeps, ce sont 85% des enseignants qui sont affiliés au Front commun via la CSN.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Rassemblement prévu devant l’Assemblée nationale du Québec entre 11 h et 13 h.
- Manifestation à partir du Collège Maisonneuve à Montréal à partir de 10h
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles et les cégeps
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.