Trudeau maintient sa confiance dans le système électoral aux États-Unis

Émilie Bergeron
Le premier ministre Justin Trudeau a une fois de plus exprimé sa confiance dans le processus électoral aux États-Unis et a réfuté l’idée qu’il pourrait avoir reconnu la victoire au démocrate Joe Biden trop vite.
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«Je pense que les gens doivent être rassurés qu’il y ait des experts et des processus intègres à travers les États-Unis qui font leur travail dans des élections parfois difficiles», a dit M. Trudeau, lundi, aux Canadiens qui pourraient être sceptiques du bon déroulement de l'élection présidentielle américaine.
«Une fois que la déclaration a été faite clairement comme elle l'a été en fin de semaine, nous pouvons être assez certains des résultats», a ajouté le premier ministre lorsque pressé de questions, en point de presse.
Samedi, il a rapidement félicité M. Biden après que les grands médias américains l’eurent sacré vainqueur. Lundi, il a aussi été le premier dirigeant étranger à s’entretenir de vive voix avec le président désigné, a indiqué le bureau de M. Trudeau.
I just spoke with @JoeBiden, and congratulated him again on his election. We’ve worked with each other before, and we’re ready to pick up on that work and tackle the challenges and opportunities facing our two countries - including climate change and COVID-19. pic.twitter.com/wldIwLSz5H
— Justin Trudeau (@JustinTrudeau) November 9, 2020
Le premier ministre s'est bien gardé de commenter le comportement du président sortant Donald Trump. Le milliardaire républicain refuse de concéder la victoire à son rival, alléguant sans fondements que l’élection lui est volée par une fraude.
M. Trudeau s’est contenté d’affirmer que son gouvernement continuerait de travailler avec la présente administration américaine jusqu’au 20 janvier, date de passation du pouvoir.
Quant à la collaboration avec l’éventuelle administration Biden, M. Trudeau estime qu’elle risque d’être particulièrement bonne sur le plan de l’environnement.
«Les deux dirigeants se sont dits impatients de coopérer à l'égard de la lutte contre les changements climatiques, de la migration et de la sécurité mondiale ainsi que de collaborer de près au sein de l’OTAN et du G7», peut-on lire dans le compte-rendu du bureau de M. Trudeau sur son appel téléphonique avec le président élu.
La venue de M. Biden à la Maison-Blanche ne signifiera toutefois pas la fin du protectionnisme américain au niveau commercial. Le premier ministre canadien a d'ailleurs évoqué, durant l'entretien de lundi, des enjeux tels que le conflit sur le bois d’œuvre et le programme Buy America du président désigné.