Canada: Trudeau opposé à la présence de la Russie au prochain G20

AFP

Raphaël Pirro

2022-03-31T20:49:05Z

Justin Trudeau est d’avis que le président russe, Vladimir Poutine, ne devrait pas avoir de chaise à la table des pays du G20, dont la prochaine rencontre est prévue les 15 et 16 novembre en Indonésie.

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«Je ne peux pas voir comment des leaders comme moi pourraient s’asseoir autour de la même table que Vladimir Poutine pour faire semblant que tout va bien, qu’on a la capacité de travailler ensemble», a déclaré le premier ministre avant la période de questions au Parlement, jeudi.

«On ne peut pas prétendre que ça va être normal. Si c’est juste qu’il ne soit pas là cette année, c’est une première question. Expulsion à long terme, on va avoir des discussions là-dessus», a-t-il ajouté.

Le G20 – ou le groupe des vingt – regroupe une vingtaine de pays qui forment l’essentiel de l’économie de la planète, incluant les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Arabie Saoudite, l’Afrique du Sud et plusieurs pays européens, notamment.

Les sommets organisés ont pour objectif de réunir les leaders de chacun de ces pays afin de discuter de la croissance de l’économie mondiale.

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«Ça ne fait aucun sens d’avoir une discussion sur la croissance mondiale économique quand le pays responsable pour une grande partie des bouleversements est autour de la table en train de faire semblant de contribuer», a ajouté M. Trudeau, qui dit avoir déjà abordé le sujet directement avec le président de l’Indonésie.

Pour sa part, Vladimir Poutine n’a aucunement l’intention de refuser l’invitation qui lui a été lancée, alors que le pays d’Asie du Sud-Est a fait savoir il y a une semaine qu’il resterait «impartial» face aux appels à exclure la Russie.

Le premier ministre de l’Australie, pays voisin de l’Indonésie et membre du G20, est du même avis que ses alliés occidentaux.

«La Russie a envahi l’Ukraine. C’est un acte violent et agressif qui fait voler en éclats l’état de droit international. Et l’idée de s’asseoir autour d’une table avec Vladimir Poutine... à mes yeux, va trop loin», a-t-il dit en conférence de presse la semaine dernière, selon l’Agence France-Presse.

«Avec la Russie autour de la table, ça va être un grand enjeu pour beaucoup de pays, dont le Canada. Je ne pense pas qu’on puisse s’asseoir avec la Russie autour de la table, mais ce sont des conversations à avoir», a déclaré Justin Trudeau.

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