Trudeau: plus facile de dépenser que de trancher

Marc-André Leclerc
Depuis maintenant plus de deux semaines, Justin Trudeau et son équipe répètent que de nouvelles mesures s’en viennent pour les voyages internationaux et que « toutes les options sont sur la table ».
Les ministres fédéraux sont divisés sur la question des voyageurs, ils ne sont pas capables d’arriver à un consensus. Justin Trudeau devra maintenant trancher.
Rien de nouveau
Les préoccupations entourant les voyages ne datent pas d’hier. Ainsi, il est difficile de comprendre pourquoi c’est si long pour M. Trudeau d’arriver à une décision.
Le gouvernement fédéral semble être sur le neutre, dans un état de stagnation. Normalement, on devrait être en mesure de marcher et mâcher de la gomme en même temps.
En regardant les derniers mois, il semble être plus facile pour le fédéral de créer des programmes pour donner de l’argent et dépenser que de prendre des décisions sur le contrôle de nos frontières.
Arrêtons de tourner en rond
Si le retour des voyageurs est un risque réel pour la santé publique au Canada, en raison de la propagation de nouveaux variants, que le gouvernement prenne les mesures nécessaires maintenant.
Dans ce cas, M. Trudeau doit interdire les voyages non essentiels. Il doit indemniser les voyageurs qui ont acheté des billets d’avion récemment, ainsi que les transporteurs aériens, sur-le-champ.
Si le retour des voyageurs n’a pas d’impact sur le nombre de cas et le nombre d’éclosions comme le sous-entendait M. Trudeau, mardi, que le gouvernement se concentre sur ce qui compte le plus présentement : les vaccins.
Dans ce cas, le premier ministre canadien devra nous expliquer pourquoi on ne peut pas aller au centre d’achat acheter des mitaines, mais qu’on peut aller deux semaines à Punta Cana.
M. Trudeau aura ainsi un défi de cohérence. Mais on voit depuis le début de la crise que pandémie et cohérence ne riment pas ensemble.