Trump se sert d'Élections Canada pour étayer ses accusations de fraude
Agence QMI
Le président américain, Donald Trump, s'est servi d'un tweet d'Élections Canada, mardi, pour étayer ses accusations selon lesquelles de nombreuses fraudes lui auraient coûté la victoire lors des élections du 3 novembre.
• À lire aussi: Refuge des pro-Trump, de petites chaînes conservatrices profitent du rejet de Fox News
Depuis plusieurs jours, M. Trump s'attaque aux systèmes électroniques de scrutin de l'entreprise Dominion, alléguant sans preuve que ceux-ci auraient contribué à écarter des votes qui lui étaient favorables.
Lundi, Élections Canada a jugé bon de faire une mise au point au nord de la frontière. «Élections Canada n’utilise pas les systèmes de vote Dominion, mais plutôt des bulletins de vote papier, qui sont comptés à la main devant des représentants de candidat. En 100 ans, l’organisme n’a jamais utilisé de machine à voter ni de machine pour compter les votes», a écrit sur Twitter l'organisme.
Le président a repris cette sortie à son compte. «ÇA DIT TOUT», s'est-il écrié en lettres majuscules, tout en partageant le tweet d'Élections Canada en fin d'après-midi mardi.
- Écoutez la chronique du spécialiste de la politique américaine Luc Laliberté sur QUB radio:
Quelques heures avant de se servir d'Élections Canada pour tenter de renforcer la crédibilité de ses allégations de fraude, Donald Trump a limogé le directeur de l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, qui supervisait le déroulement du scrutin.
Ce dernier a rejeté catégoriquement les allégations de fraude du président, allant jusqu'à assurer que l'élection du 3 novembre a été «la plus sûre de l'histoire des États-Unis», au grand déplaisir de celui qui demeure son patron jusqu'à la transition du pouvoir au démocrate Joe Biden, en janvier.
Rappelons que Joe Biden a remporté l'élection présidentielle par de faibles marges dans plusieurs États, notamment porté par le vote par correspondance. Cette technique de vote avait été décriée préalablement par Donald Trump pendant des mois, lui qui la juge responsable de fraudes électorales «massives».