De bons mots pour Mattias Norlinder
Raymond a joué avec le défenseur du Canadien


Jean-François Chaumont
DETROIT | Lucas Raymond a toutes les caractéristiques d’un jeune homme sympathique. Il répond patiemment aux questions des deux journalistes de Montréal dans un corridor du Little Caesars Arena.
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Mais son visage s’illumine encore plus quand on lui parle de Mattias Norlinder, son ancien coéquipier avec le HC Frölunda.
« Il est avec le Canadien en ce moment ! Wow, je ne savais pas, réplique-t-il avec enthousiasme. Je suis tellement heureux pour lui. Il est un très bon gars. J’ai joué une saison complète l’an dernier avec lui. Il y a de bons patineurs ici avec les Red Wings. Je pense notamment à Nick Leddy. Mais avant cette année, Mattias était le meilleur patineur que j’avais vu en action sur la glace. »
« J’ai de très bonnes choses à dire à son sujet. Il n’est pas juste un bon défenseur, mais aussi une bonne personne. Il est humble, il travaille fort et il veut réussir. J’aimerais ça jouer contre lui demain [samedi] soir. »
Norlinder n’a pas encore endossé le chandail du Canadien. Il n’a pas encore joué un seul match dans la LNH.
Une chance pour Norlinder?
De retour dans l’environnement du CH après un séjour d’une semaine avec le Rocket de Laval pour y retrouver la forme, le défenseur de 21 ans pourrait obtenir sa première chance d’ici les prochains jours.
Dominique Ducharme a évoqué cette possibilité sans toutefois y aller d’une date précise pour ses débuts dans la LNH.
un autre de la Suède
À Frölunda, l’an dernier, Raymond a également côtoyé le défenseur Simon Edvinsson, le choix de premier tour des Red Wings en 2021. Steve Yzerman a encore pigé dans la cour de la Suède en réclamant le colosse de 6 pi 4 po et 198 lb avec le sixième choix au total.
« J’espère qu’il connaîtra une belle carrière dans la LNH, a dit Raymond. Il est encore jeune. J’ai regardé des matchs cette saison à Frölunda et il joue vraiment très bien. Il n’est pas juste l’un des meilleurs défenseurs de l’équipe, mais l’un des meilleurs dans la ligue. Je n’ai pas joué beaucoup de matchs [10] avec lui la saison dernière. Mais c’était assez pour savoir qu’il est un bon gars. Il travaille fort. Pour un défenseur aussi grand, il est rapide, agile et il a une bonne vision. »
À l’image de Raymond l’an dernier, Edvinsson n’a pas pris la direction de Detroit après le repêchage.
« C’est quelque chose que Steve [Yzerman] insiste : on ne veut pas que les gars viennent ici pour survivre, mais pour réussir, a expliqué Jeff Blashill. Ce sont des mots qu’on utilise ici. Il y a beaucoup de gars qui peuvent jouer dans la LNH, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont du succès. D’un point de vue philosophique, on veut des gars qui gagnent leur place dans l’équipe. En raison de leurs capacités, mais aussi pour leur confiance. Pour un ailier, c’est un peu plus facile d’avoir un impact rapidement qu’un centre ou un défenseur. »
À Detroit, Edvinsson pourrait devenir un partenaire idéal pour Moritz Seider, un droitier de 6 pi 4 po et 197 lb.