Un athlète s’ampute un bout de doigt pour pouvoir participer aux Jeux olympiques


Anne-Sophie Poiré
Pour s’assurer de participer aux Jeux olympiques de Paris, un joueur de l’équipe australienne un hockey sur gazon a choisi de se faire amputer le bout de l'annulaire droit après une fracture subie à quelques jours de l’ouverture de l’événement mercredi.
Lorsqu’il s’est brisé l’annulaire de la main droite plus tôt au mois de juillet, le défenseur de l’équipe nationale masculine de l’Australie, Matthew Dawson, savait que sa participation aux JO était compromise.
Plutôt qu’une longue et incertaine convalescence dans un plâtre donc, il a décidé de couper.
«Dans l’immédiat, c’était un peu radical, mais en fin de compte, c’est un avantage», raconte le hockeyeur de 30 ans au média français Le Parisien.
«Je n'ai pas eu beaucoup de temps [...] mais j'ai pris une décision éclairée avec le chirurgien plasticien de l'époque, non seulement pour l'opportunité de jouer à Paris, mais aussi pour la vie après. La meilleure option était d'enlever le haut de mon doigt.»
«Je dois encore m'y faire, mais c'est un défi très excitant», lance Matthew Dawson qui a remporté la médaille d'argent à Tokyo 2020 avec l’équipe australienne de hockey sur gazon, les Kookaburras.

Il n’est pas le premier sportif australien à se faire amputer le bout d’un doigt pour poursuivre sa carrière, toujours selon Le Parisien. En 2018, le joueur de rugby à XIII Angus Crichton avait également décidé de se séparer d’une partie de son majeur droit, ennuyé par des blessures à répétition.
Dans son premier match de Paris 2024, le 27 juillet, l'Australie affrontera l'Argentine, l’équipe championne de Rio 2016.