Un bébé, enfin: la revanche d’Émilie Fournier sur l’endométriose
Nathalie Slight
Émilie Fournier attend un bébé, une nouvelle qu’elle accueille avec émotion après un parcours marqué par l’endométriose et des défis de fertilité. Entre projets professionnels et déménagement, elle nous raconte avec franchise et tendresse comment cette grossesse est venue bouleverser sa vie... pour le mieux!
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Émilie, as-tu toujours désiré devenir maman?
Lorsque j’ai rencontré mon chum Riccardo, il y a quatre ans, le sujet de fonder une famille est rapidement apparu dans nos conversations, car je rêvais d'avoir un enfant. Cela dit, on s’est donné le temps d’aller au restaurant et de voyager ensemble, car on s’est rencontré en pleine pandémie, alors que tout était fermé! Mais on savait qu’éventuellement, on plongerait dans le projet bébé.
Savais-tu que ce serait compliqué pour toi de tomber enceinte?
Sachant que je souffrais d’endométriose, j’étais consciente que tomber enceinte pouvait représenter un défi pour moi. Je pensais que mon corps avait un défaut de fabrication, j’étais fâchée, j’avais de la misère à l’accepter. Et c’est justement ce qui m’a donné l’idée de réaliser le balado Frue Menstrue.
Peux-tu nous expliquer ce qu’est l’endométriose?
Je pourrais vous en parler pendant des heures! En bref, l’endométriose est une maladie gynécologique qui provoque souvent des douleurs pelviennes chroniques ou des crampes intenses au moment des règles. À force de rencontrer des spécialistes pour mon balado et de recevoir des confessions de femmes vivant avec la même condition que moi, j’ai réalisé que je n’étais pas défectueuse ou brisée, et ça m'a réconciliée avec ma «machine». C’est justement pendant l’enregistrement de ce balado que j’ai débuté mes démarches en fertilité.
Comment s’est déroulé le processus?
J’ai été reçue à bras ouverts par le Dr Miron à la Clinique Fertilys. Je tiens à le nommer, car en plus d’être une sommité en matière de fertilité, il a fait énormément de recherches sur l'endométriose. Je me suis donc retrouvée face à un médecin qui a compris mon besoin de reprendre possession de mon corps, qui a patiemment répondu à mes 1001 questions. Mon amoureux a aussi réussi à trouver sa place dans le processus. Ça prend beaucoup d'amour pour ne pas se lâcher dans cette aventure, il faut être patient.

Quand as-tu appris que tu étais enceinte?
J’ai commencé le processus de fertilité l’hiver dernier, alors que j’étais productrice au contenu de Star Académie, que je me préparais à animer Hiveraganza, que je lançais le balado Frue Menstrue, en plus de planifier notre déménagement. Techniquement, je n’avais pas grand chance de tomber enceinte, puisque nous étions au tout début du processus. En plus, j’étais tellement occupée que j’étais certaine que ça ne fonctionnerait pas du premier coup.
Mais ç’a fonctionné!
Eh oui! Dans ma tête, ce n’était qu’une pratique, on allait s’essayer plus sérieusement après le gros rush de l’hiver. Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, je dois avouer que j’ai eu un petit vertige. Mais mon médecin m’a rassurée en me disant que je devais me prioriser, que les gens impliqués dans mes différents contrats professionnels allaient m’appuyer dans mon beau projet de vie.
L’as-tu annoncé immédiatement au travail?
Pas tout de suite. Avec toutes les mésaventures que j'ai vécues en lien avec l’endométriose, j'avais besoin de m'assurer que tout était beau au niveau de la santé du bébé. Je ressentais aussi le besoin de protéger notre bulle, de me concentrer sur mon chum et notre petit cocon. Riccardo et moi, nous avons annoncé la nouvelle à nos proches, mais nous avons attendu le traditionnel trois mois avant d’annoncer officiellement la grossesse.
Comment tes collègues ont-ils réagi?
Tout le monde était hyper content pour nous, j'ai même fait pleurer Jean-Philippe Dion! (rires) Il me voit un peu comme sa petite sœur, alors il était super ému. D’ailleurs, quand il parle de mon bébé à venir, il le surnomme «son neveu», c'est vraiment mignon.
(Émilie ajoute avec un sourire)
Petite précision: nous n’avons pas encore annoncé le sexe du bébé. On le sait, mais on se réserve le plaisir de surprendre notre entourage en révélant s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille.
À travers cette nouvelle vie qui se dessine pour Riccardo et toi, vous avez aussi déménagé. Êtes-vous bien installés dans votre nouvelle maison?
Oui, mais ce déménagement-là a été toute une épopée! Notre plan initial était de trouver une maison qui manquait d’amour dans le but de la rénover nous-mêmes. Mon amoureux est designer industriel, mon frère est architecte, alors on se réjouissait à l’idée d’aménager un endroit à notre goût. Finalement, après un an et demi de recherche, nous avons trouvé un endroit à Verdun, tout près de l’eau.
L’avez-vous rénové?
Non, puisque tout était parfait. On a fait quelques petits travaux d’aménagement, mais rien de majeur. Le week-end dernier, on a reçu des amis à la maison et ils avaient l’impression qu’on habitait l’endroit depuis des années alors qu’on a emménagé seulement à la fin mars.

Quand est prévue l’arrivée de bébé?
En septembre. D’ici là, je prépare la deuxième saison de Frue Menstrue. D’ailleurs, je viens d’apprendre une super bonne nouvelle: le balado est en nomination aux International Women’s Podcast Awards. Je collabore aussi à Sucré Salé pour une cinquième saison et je travaille également comme productrice au contenu sur Le grand concert de la francophonie, qui sera présenté à L’agora de Québec en août prochain.
Tout ça en fabriquant un petit humain!
Eh oui! J’ai pris congé tout l’automne pour m’occuper de bébé. J’attends ce moment depuis tellement longtemps, j’ai l’intention d’en profiter au maximum. Pour ce qui est du début de l'année 2026, peut-être que je retournerai au travail et que mon amoureux prendra un congé de paternité... On verra. À partir de septembre, on ne décidera plus rien. Il y aura un nouveau patron en ville: notre bébé! (rires)