Un bébé et un premier roman en mars pour le comédien Mattis Savard-Verhoeven

Nathalie Slight

2025-12-11T11:00:00Z

De l’inquiétant Christopher Roy dans Les armes au bohème Robin dans Avant le crash, Mattis Savard-Verhoeven aime explorer des rôles contrastés. En mars prochain, le comédien vivra deux événements marquants: la sortie de son premier roman et l’arrivée de son premier enfant.

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Dans Les armes, tu incarnes un personnage plutôt énigmatique...

Au moment où j’ai décroché le rôle, tout ce que je savais sur Christopher Roy, c’est qu’il entretenait une relation plutôt tordue avec l’ex-militaire Madeleine Philips, incarnée par Macha Limonchik. Comme je n’avais pas beaucoup d’informations, j’ai mis ce mystère au service de mon personnage. Ce que je trouve intéressant avec lui, c’est qu’au fil de ses missions, il développe des sentiments — pour ne pas dire une véritable obsession — pour la sergente Gabrielle Auclair (Bianca Gervais). Il n’est pas que psychopathe, il a une certaine profondeur.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

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Revenons à ton premier rôle au petit écran: tu incarnais un homme violent dans la dramatique Toute la vie. Cette intrigue avait fait beaucoup jaser en 2020!

Je n’ai aucun problème à incarner des personnages détestables, violents, manipulateurs ou inquiétants, parce que c’est vraiment loin de ce que je suis dans la vraie vie. J’ignore pourquoi, mais à la télévision, on me confie souvent des rôles de méchants, alors que c’est tout le contraire au théâtre. La seule exception est Robin, dans Avant le crash: c'est un gars calme, bohème et polyamoureux.

Dans cette série, tu donnes la réplique à ton amoureuse dans la vraie vie, la comédienne Valérie Tellos!

Valérie et moi, nous avons suivi avec grand intérêt la première saison d’Avant de crash, avant même de savoir qu’elle camperait Clara Kosinski et que j’allais aussi joindre la série. (rires) Valérie a d'ailleurs appris avant moi que j’étais pressenti pour jouer son chum. Le coauteur de la série Éric Bruneau lui a d'ailleurs demandé si elle était à l’aise avec l'idée de jouer avec moi.

C’est délicat de sa part...

Certains comédiens désirent séparer leur vie professionnelle et personnelle, mais Valérie et moi, on aime beaucoup travailler ensemble. On l’a fait dans des pièces de théâtre et des courts-métrages, mais c’était la première fois au petit écran. Robin et Clara ont un couple ouvert, alors plusieurs de nos intrigues impliquaient des scènes de lit.

Avez-vous eu recours à une coordonnatrice d’intimité pour tourner ces scènes?

Bien sûr. Son travail était d’autant plus important qu’il y avait d’autres comédiens avec nous. Il fallait donc établir les limites de chacun, tracer une ligne entre la réalité et la fiction. Valérie et moi, nous voulions éviter de tomber dans une dynamique qui est propre à notre intimité. Ces scènes représentent toujours un petit défi, qu’on soit en couple ou non avec notre partenaire de jeu.

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As-tu toujours su que tu désirais être comédien?

Même si mon père travaille en impression et que ma mère est massothérapeute, ils ont tous les deux une formation de comédien. Ma mère m’a toujours encouragé à faire ce que j’aime dans la vie, tandis que mon père montrait quelques appréhensions. C’est peut-être un peu par esprit d'opposition que j’ai soumis ma candidature à L’école nationale de théâtre. (rires) Mes parents m’ont tous les deux coaché pour mon audition. C’est là que j’ai compris qu’ils n'étaient pas contre l’idée que je devienne comédien; ils voulaient tout simplement que je sois heureux.

Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas été comédien?

Les enjeux internationaux m’intéressaient énormément lors de mes études collégiales, à tel point que je désirais me diriger en sciences politiques à l’université. Mais j’ai changé d’avis, car selon moi, les meilleurs politiciens sont ceux qui ont accumulé de l’expérience dans d’autres domaines, pour ensuite les mettre au service de leur engagement. Moi qui désirais changer le monde, je me suis dit que l’art était sans doute un outil plus puissant que la politique.

De quelle origine est ton nom de famille, Verhoeven?

Ma mère est née en Belgique, elle est arrivée ici en 1989. Lorsque j’étais enfant, nous allions assez souvent en Europe pour visiter ma famille maternelle. Mais lorsque mes grands-parents sont décédés, nous avons espacé nos visites. Malgré toutes ces années, ma mère conserve un accent belge. Mais lorsqu’elle retourne là-bas, les Belges lui disent qu’elle a un accent québécois! (rires)

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Outre le jeu, tu t'adonnes également à l'écriture, n'est-ce pas?

Oui! Mon tout premier roman, Une certaine tristesse, sortira le 4 mars prochain. Même s’il s’agit d’une fiction, il y a beaucoup de moi dans cette histoire. Comme le narrateur est un enfant, je me suis inspiré de ma propre enfance. J’ai vraiment hâte que cette histoire prenne son envol et qu’elle trouve écho dans le cœur des lecteurs.

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Le mois de mars prochain sera définitivement important dans ta vie, puisqu’en plus de lancer ton premier roman, tu accueilleras ton premier enfant!

Eh oui! L’arrivée de bébé est prévue pour le 18 mars. C’est quand même spécial que ces deux beaux projets arrivent en même temps dans ma vie. Ça fait des années que ce roman germe dans ma tête, et voilà qu’on apprend qu’Une certaine tristesse sera disponible en mars, le même mois où naîtra notre enfant. Quelle belle coïncidence!

Ton amoureuse est-elle ta première lectrice?

Non. Valérie et moi sommes en couple depuis neuf ans et elle sait depuis longtemps que je souhaite écrire un roman. Elle connaît l’histoire. J’avais donc besoin d’un œil extérieur pour être certain que j’étais sur la bonne voie. J’ai demandé à mon ami Antoine Yared, qui incarne un dealer de drogues dans Les Armes, de me donner son avis. Nous avons étudié ensemble à l'école de théâtre. Je savais qu’il allait me dire la vérité, qu’il n’allait pas m’épargner... et il a adoré!

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