Bilan environnemental «assez désastreux»: Nimâ Machouf accuse Steven Guilbeault de se contenter de bien peu

La candidate du NPD Nimâ Machouf derrière son chef, Jagmeet Singh, en 2019.
La candidate du NPD Nimâ Machouf derrière son chef, Jagmeet Singh, en 2019. TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

François Carabin

2021-08-18T21:11:04Z

Après deux ans au pouvoir, le candidat libéral et ex-écologiste Steven Guilbeault dresse un portrait somme toute positif de l’action climatique de son gouvernement. Son adversaire néo-démocrate dans Laurier–Sainte-Marie, Nimâ Machouf, l’accuse de se contenter de bien peu.

«Le bilan environnemental des libéraux est assez désastreux», lance d’emblée Mme Machouf, épidémiologiste de formation, qui se présente pour une deuxième campagne de suite contre l’élu libéral.

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Nimâ Machouf se surprend des propos du ministre sortant du Patrimoine canadien, qui confiait mercredi à La Presse que le travail environnemental du gouvernement Trudeau «est vraiment impressionnant» depuis 2019.

Steven Guilbeault dresse un portrait positif de l’action climatique de son gouvernement.
Steven Guilbeault dresse un portrait positif de l’action climatique de son gouvernement. Photo d'archives, Agence QMI

«Je suis très étonné qu’un environnementaliste juge que ce bilan est positif», affirme Mme Machouf au sujet de M. Guilbeault, cofondateur d’Équiterre et longtemps affilié à Greenpeace.

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«On est un des pires pays du G7 en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES). On ne fait vraiment pas bonne figure», poursuit-elle.

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Trans Mountain en ligne de mire  

Steven Guilbeault n’est pas entièrement satisfait des efforts environnementaux du gouvernement libéral sortant. Les subventions aux énergies fossiles doivent prendre fin rapidement, a-t-il dit, entre autres, dans son entrevue avec La Presse.

Or, les bottines doivent suivre les babines, avance Nimâ Machouf. Le soutien à l’oléoduc Trans Mountain a entaché la crédibilité du gouvernement sortant, selon elle.

«Pour éviter plus de dégâts, il faut mettre la clé dedans», indique la candidate néo-démocrate.

Si le «pipeline» pétrolier appartient au gouvernement Trudeau, Steven Guilbeault n’a pas caché qu'il n'adhérait pas à la position de son parti: Trans Mountain n’aurait jamais dû voir le jour, a-t-il souvent répété.

Les cibles encore loin  

Nimâ Machouf craint que les cibles de réduction des GES fixées par le fédéral ne soient déjà trop loin. Le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé à les avoir abaissés de 45% à 40% en 2030 par rapport aux niveaux de 2005.

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Seul un gouvernement du Nouveau Parti démocratique peut réussir à sortir le Canada de son bourbier, soutient Mme Machouf.

«Il va falloir faire beaucoup d’éducation. Dire aux gens qu’il faut qu’on consomme moins. Et puis, l’industrie pétrolière, sous un gouvernement du NPD, n’obtiendrait plus de subventions», insiste-t-elle.

Le gouvernement fédéral de Justin Trudeau a promis de mettre fin à tout soutien financier aux énergies fossiles d’ici 2025.

- Avec Raphaël Pirro, Agence QMI

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