LNH : un calendrier qui ne fera de cadeau pour personne

Photo AFP

Agence QMI

2020-12-24T18:18:49Z

Plusieurs observateurs au pays croient que la section canadienne sera relevée et ne laissera pas de répit aux formations en présence, mais l’opinion générale au sein des équipes situées aux États-Unis est la même vis-à-vis le degré de compétitivité que promettent les trois autres divisions.

Un peu comme c’est le cas au baseball majeur, les clubs de la Ligue nationale de hockey (LNH) auront droit à quelques séries de trois matchs contre un adversaire au cours de la prochaine saison. En raison du calendrier de 56 parties, la marge de manœuvre sera réduite et dans ces séquences de rencontres face à un rival, il importera de gagner la série en question pour grimper au classement et se qualifier en séries.

La section Nord sera compétitive avec un Canadien de Montréal transformé, les redoutables attaquants des Maple Leafs de Toronto et des Oilers d’Edmonton de même que que les Jets de Winnipeg, les Canucks de Vancouver et les Flames de Calgary qui, comme le Tricolore, misent tous sur de bons gardiens. Mais les autres sections le seront tout autant, surtout à cause du format de calendrier prévu. Une formation de l’Est devant croiser le fer trois fois d’affilée avec Sidney Crosby ou Alexander Ovechkin aura intérêt à être en forme. Et dans la Centrale, il faut noter la présence des deux clubs finalistes de la Coupe Stanley 2020, le Lightning de Tampa Bay et les Stars de Dallas.

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«Je n’émettrai aucune déclaration à savoir si notre division est plus facile ou quelque chose du genre, puisque chaque formation peut accéder aux séries de nos jours, a commenté le directeur général des Blue Jackets de Columbus, Jarmo Kekalainen, au quotidien "Toronto Sun". Chaque club est bon. Je ne suis pas difficile ou je ne veux pas signifier quoi que ce soit. Dans notre groupe, il y a les deux finalistes. Nashville est une excellente équipe qui participe toujours aux éliminatoires. La Caroline est bonne. Chicago est en hausse. Vous devez être prudent.»

«Ce n’est pas supposé être facile. C’est un sport majeur, il y a de la parité, a ajouté son homologue des Penguins de Pittsburgh, Jim Rutherford, promettant que les partisans y gagneront au change en termes de qualité du spectacle. Beaucoup d’impondérables subsistent dans cette ligue. Dans les récentes années, il n’y a pas eu de matchs faciles. Durant une campagne écourtée, ce sera encore plus ardu.»

Un manque à combler

Certes, plusieurs se réjouissent de la dizaine d’affrontements entre quelques clubs, dont le Tricolore et les Leafs. En revanche, les modifications aux sections de la LNH signifient que le public n’aura pas droit à des confrontations qu’il apprécie, entre autres celles entre le Canadien et les Bruins de Boston.

«J’adore ces matchs, a admis le défenseur du Lightning Victor Hedman, qui ne pourra affronter les clubs canadiens lors du calendrier de 56 parties. Montréal et Toronto : voilà de bonnes formations qu’il est plaisant de croiser. Mais c’est la situation présente. Les gars veulent jouer au hockey. Ce sera une saison différente, mais nous sommes affamés et on veut recommencer.»

Toutefois, les amateurs de hockey plus âgés pourraient, en raison du format éliminatoire prévu, revivre en quelque sorte les années 1970, au cours desquelles des équipes rapprochées géographiquement se mesuraient en finale de la coupe Stanley. Certains se souviennent entre autres des deux duels Canadien-Bruins (1977 et 1978) ou du balayage réussi par Montréal aux dépens des Flyers de Philadelphie en 1976. Ceux-ci avaient par ailleurs vaincu Boston (1974) et les Sabres de Buffalo (1975) pour soulever le trophée deux fois d’affilée.

De plus, il y aurait la possibilité de voir deux formations des sections d’avant-2020-2021 jouer l’une contre l’autre au tour ultime. Hedman ne dirait d’ailleurs pas non à un rendez-vous avec les Leafs, qui ont évolué dans l’Atlantique avec le Lightning lors des dernières années.

«Ce serait agréable. Ils ont une excellente équipe et progressent bien. Ils s’améliorent à chaque campagne. Si ça arrive, ce sera toute une série.»

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