Un déguisement gonflable a-t-il propagé le coronavirus dans un hôpital?
AFP
Los Angeles | Un hôpital californien enquêtait lundi pour déterminer si un déguisement gonflable porté par l’un de ses employés le jour de Noël a pu être à l’origine d’un foyer d'éclosion de coronavirus qui a contaminé plusieurs dizaines de personnes et provoqué un décès.
Au moins 44 employés du centre Kaiser Permanente de San Jose, près de San Francisco, ont contracté la COVID-19 la semaine dernière et l’un d’entre eux est mort en raison de complications liées à la maladie, selon un porte-parole de l’hôpital.
This is the air powered costume an employee wore in the Emergency Dept.of Kaiser Permanente San Jose Medical Center Xmas day to spread cheer. Turns out employee unknowingly had covid , now 43 employees have covid .Kaiser investigating if costume blower helped spread the virus. pic.twitter.com/DLLi8z5e2T
— Marianne Favro (@mariannefavro) January 3, 2021
Le centre hospitalier a ouvert une enquête pour déterminer si un déguisement porté par un employé était en cause. Il s’agit d’un innocent sapin de Noël gonflable, avec un grand sourire et un gros nez rouge, mais certains se demandent si le ventilateur dont le costume est équipé pour rester gonflé n’aurait pas pu contribuer à diffuser des gouttelettes chargées de virus dans l’air du service des urgences.
«Ce n’était pas une activité organisée ou sanctionnée par Kaiser Permanente», a souligné le porte-parole dans un communiqué.
Toute exposition éventuelle au coronavirus «serait totalement involontaire et accidentelle, car la personne ne présentait aucun symptôme de la COVID-19 et cherchait seulement à remonter le moral de son entourage durant une période très stressante», a-t-elle affirmé.
Selon la télévision locale NBC, première à avoir rapporté l’information, la personne décédée était une employée administrative du service des urgences. La chaîne a cité un autre employé de l’hôpital estimant que l’épidémie avait pu être provoquée par des soins respiratoires effectués dans une pièce qui n’était pas conçue à cet effet.
Le coronavirus est notamment propagé via des gouttelettes expulsées par les malades lorsqu’ils respirent, parlent, chantent, toussent ou éternuent.
Certains employés du centre Kaiser Permanente avaient déjà reçu une première dose d’un vaccin contre la COVID-19, mais il faut environ deux semaines pour que l’organisme produise suffisamment d’anticorps pour contrer l’infection. Les deux vaccins autorisés jusqu’à présent demandent en outre un rappel trois ou quatre semaines plus tard.
Selon Kaiser Permanente, les employés qui avaient reçu leur première injection moins de dix jours auparavant n’auraient donc pas été immunisés le jour de leur exposition au coronavirus.
L’hôpital a proposé des tests rapides à tous ses employés et procédé à une désinfection en profondeur du service des urgences.
La Californie est l’un des États américains les plus touchés par la COVID-19 actuellement, avec plus de 21 500 personnes hospitalisées.
La pandémie a fait plus de 350 000 morts aux États-Unis, où quelque 20,6 millions de cas ont déjà été recensés.