Un dentiste complotiste ferait l'objet d'une enquête de son ordre professionnel
Agence QMI
Le dentiste qui a fait les manchettes en mai dernier pour ses propos complotistes fait de nouveau fait parler de lui.
Carl Benoit, dont le bureau est situé à Westmount, a fait parvenir il y a quelques semaines une autre lettre à ses patients dont la nature choque et dérange des membres de sa clientèle.
«Devons-nous croire les informations à la télé et provenant de sources officielles ou la vérité se trouve-t-elle plutôt ailleurs? Les masques nous protègent-ils du virus ou augmentent-ils notre niveau de gaz carbonique tout en nous exposant à nos propres toxines», a-t-il écrit à ses clients dans sa missive.
«La distanciation sociale est-elle efficace ou plutôt un outil de contrôle? Est-elle bienfaisante ou dévastatrice pour les plus âgés et démunis?» poursuit le dentiste.
En ce qui a trait à la vaccination, il laisse entendre que les gens qui recevront les doses feront office de cobayes. «Relever la manche pour recevoir l’injection expérimentale est-elle la meilleure façon de supporter notre système immunitaire ou cela modifiera-t-il à jamais notre ADN tout en plaçant à risque notre système circulatoire, neurologique, pulmonaire ou hormonal?» demande-t-il.
Des propos surprenants
Jacques Lapierre, virologue à la retraite, réfute catégoriquement ces propos et est surpris qu’ils proviennent d’un professionnel de la santé. «Ce n’est pas naturel que cela vienne d’une personne qui a une formation de dentiste et qui a les outils pour comprendre ça. La vaccination en 2021, c’est quelque chose d’évident, ça fait des miracles», a-t-il mentionné.
Plus tôt cette l’année, le collègue de M. Benoit, Franck Hugbéké, a quitté la clinique pour aller travailler sur la Rive-Sud. Le Dr Benoit justifie ce départ par des visions différentes qui pouvaient limiter leur complicité. Ce dernier a décliné l’offre d’entrevue de TVA Nouvelles.
L’Ordre des dentistes du Québec n’a pas non plus commenté la situation, alors que le syndic de l’organisation analyserait actuellement l’affaire.