Première députée québécoise déclarée positive à la COVID-19
La Montréalaise restera en isolement même si elle n’avait pas de symptômes


Clara Loiseau
La whip en chef du Parti libéral du Québec a reçu samedi matin un résultat positif à la COVID-19, après avoir passé trois jours à travailler à l’Assemblée nationale. Bien qu’asymptomatique, Filomena Rotiroti est devenue la première députée atteinte du coronavirus.
« Dès que j’ai su jeudi qu’un de mes proches avait été déclaré positif, je n’ai pas pris de risque et je suis allée me faire tester avant de rentrer de Québec à la maison. Comme je n’ai aucun symptôme, je ne pensais vraiment pas être positive. Ça montre à quel point ce virus est inquiétant », raconte Mme Rotiroti, jointe par Le Journal.
À mon retour vers Montréal jeudi j’ai appris qu’une personne de mon entourage avait testé positif à COVID-19. Par mesure de précautions je suis allé immédiatement passer un test. Malheureusement ce matin j’ai reçu un résultat positif. 1/2 #AssNat #COVIDー19
— Filomena Rotiroti (@FiloRotiroti) February 20, 2021
Samedi matin, la députée de la circonscription Jeanne-Mance–Viger, à Montréal, a appris que son test de dépistage était positif. La nouvelle a eu un gros effet-surprise puisqu’elle se sent « en pleine forme et pas du tout malade ».
« La personne de mon entourage qui a été déclarée positive avait quelques symptômes, comme si elle avait une petite grippe, mais rien de plus. Comme les petits enfants qui ont le nez qui coule en fait », précise-t-elle.
Pour l’élue, sa situation montre à quel point le virus est inquiétant et dangereux, puisque n’importe qui peut l’attraper et le transmettre, même en faisant très attention.
« Tous les matins, je prends ma température, même si on ne nous demande pas de le faire à l’Assemblée nationale. Je respecte rigoureusement toutes les consignes de la Santé publique, encore plus particulièrement parce que je suis la whip de mon caucus », explique celle qui restera en isolement jusqu’au 1er mars.
Malgré le diagnostic, Mme Rotiroti tire du positif de sa situation.
« Ce qui est quand même rassurant, c’est que je n’ai pas attrapé [la COVID] à l’Assemblée, et, en plus de cela, nous sommes en pause des travaux parlementaires jusqu’au 8 mars », ajoute-t-elle.
Tests rapides réclamés
Pour le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Siegfried Peters, l’effet boule de neige pourrait être évité « avec les mesures qu’on a mise en place, plus ce délai-là où chacun est chez soi ».
Cependant, Mme Rotiroti estime qu’il faut que l’utilisation des tests de dépistages rapides soit possible au Parlement, surtout avec les nouveaux variants qui pourraient rendre le virus plus contagieux.
Cela permettrait d’identifier beaucoup plus rapidement des cas possibles, selon elle.
Par précaution
En attendant, un message a été envoyé samedi vers 13 h 30 à tous les groupes parlementaires pour les aviser de la procédure mise en place quand une telle situation se produit, a expliqué M. Peters, lorsque joint en début d’après-midi samedi.
La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a annoncé de son côté sur Twitter qu’elle irait se faire dépister par mesure de précaution.
Un membre de notre caucus a été déclaré positif à la COVID-19.
— Dominique Anglade (@DomAnglade) February 20, 2021
Sachez que toutes les règles de la santé publique ont été respectées.
Cependant, par mesure de précaution, je vais aller passer un test de dépistage.#PolQc #Assnat #PLQ
– Avec Antoine Robitaille, Agence QMI
En septembre, après avoir côtoyé la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, dans les jours précédents, les ministres François Bonnardel, Chantal Rouleau et Simon Jolin-Barrette, et les députés Ian Lafrenière (aujourd’hui ministre) et Catherine Fournier ont dû se placer en isolement préventif en attendant les résultats de leurs tests, qui ont été négatifs.
D’autres élus ont contracté le virus
AGENCE QMI | La libérale Filomena Rotiroti est la première députée de l’Assemblée nationale à déclarer publiquement avoir reçu un diagnostic positif à la COVID-19. Aux niveaux municipal et fédéral par contre, plusieurs politiciens ont annoncé avoir contracté le virus depuis le début de la pandémie.
► La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent

► Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet

► Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole

► Le maire de l’arrondissement de Saint-Léonard et ancien président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet

► Le leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien

► Le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et numéro deux de la Ville de Montréal, Benoît Dorais

► Le maire de Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, Gérald Maltais

► Le maire de Notre-Dame-des-Monts, aussi dans Charlevoix, Alexandre Girard
