Première députée québécoise déclarée positive à la COVID-19

La Montréalaise restera en isolement même si elle n’avait pas de symptômes

La députée libérale de Jeanne-Mance–Viger et whip en chef de son caucus, Filomena Rotiroti, que l’on peut voir ici lors d’une conférence de presse à Montréal en 2016, est la première élue de l’Assemblée nationale à être déclarée positive à la COVID-19.
La députée libérale de Jeanne-Mance–Viger et whip en chef de son caucus, Filomena Rotiroti, que l’on peut voir ici lors d’une conférence de presse à Montréal en 2016, est la première élue de l’Assemblée nationale à être déclarée positive à la COVID-19. Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de Clara Loiseau

Clara Loiseau

2021-02-20T20:02:44Z
2021-02-21T04:07:50Z

La whip en chef du Parti libéral du Québec a reçu samedi matin un résultat positif à la COVID-19, après avoir passé trois jours à travailler à l’Assemblée nationale. Bien qu’asymptomatique, Filomena Rotiroti est devenue la première députée atteinte du coronavirus.

« Dès que j’ai su jeudi qu’un de mes proches avait été déclaré positif, je n’ai pas pris de risque et je suis allée me faire tester avant de rentrer de Québec à la maison. Comme je n’ai aucun symptôme, je ne pensais vraiment pas être positive. Ça montre à quel point ce virus est inquiétant », raconte Mme Rotiroti, jointe par Le Journal.

Samedi matin, la députée de la circonscription Jeanne-Mance–Viger, à Montréal, a appris que son test de dépistage était positif. La nouvelle a eu un gros effet-surprise puisqu’elle se sent « en pleine forme et pas du tout malade ».

« La personne de mon entourage qui a été déclarée positive avait quelques symptômes, comme si elle avait une petite grippe, mais rien de plus. Comme les petits enfants qui ont le nez qui coule en fait », précise-t-elle. 

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Pour l’élue, sa situation montre à quel point le virus est inquiétant et dangereux, puisque n’importe qui peut l’attraper et le transmettre, même en faisant très attention.

« Tous les matins, je prends ma température, même si on ne nous demande pas de le faire à l’Assemblée nationale. Je respecte rigoureusement toutes les consignes de la Santé publique, encore plus particulièrement parce que je suis la whip de mon caucus », explique celle qui restera en isolement jusqu’au 1er mars.

Malgré le diagnostic, Mme Rotiroti tire du positif de sa situation.

« Ce qui est quand même rassurant, c’est que je n’ai pas attrapé [la COVID] à l’Assemblée, et, en plus de cela, nous sommes en pause des travaux parlementaires jusqu’au 8 mars », ajoute-t-elle.

Tests rapides réclamés

Pour le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Siegfried Peters, l’effet boule de neige pourrait être évité « avec les mesures qu’on a mise en place, plus ce délai-là où chacun est chez soi ».

Cependant, Mme Rotiroti estime qu’il faut que l’utilisation des tests de dépistages rapides soit possible au Parlement, surtout avec les nouveaux variants qui pourraient rendre le virus plus contagieux.

Cela permettrait d’identifier beaucoup plus rapidement des cas possibles, selon elle.

Par précaution

En attendant, un message a été envoyé samedi vers 13 h 30 à tous les groupes parlementaires pour les aviser de la procédure mise en place quand une telle situation se produit, a expliqué M. Peters, lorsque joint en début d’après-midi samedi.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a annoncé de son côté sur Twitter qu’elle irait se faire dépister par mesure de précaution.

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– Avec Antoine Robitaille, Agence QMI


En septembre, après avoir côtoyé la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, dans les jours précédents, les ministres François Bonnardel, Chantal Rouleau et Simon Jolin-Barrette, et les députés Ian Lafrenière (aujourd’hui ministre) et Catherine Fournier ont dû se placer en isolement préventif en attendant les résultats de leurs tests, qui ont été négatifs.

D’autres élus ont contracté le virus  

AGENCE QMI | La libérale Filomena Rotiroti est la première députée de l’Assemblée nationale à déclarer publiquement avoir reçu un diagnostic positif à la COVID-19. Aux niveaux municipal et fédéral par contre, plusieurs politiciens ont annoncé avoir contracté le virus depuis le début de la pandémie.

La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent

Photo d'archives, Martin Alarie
Photo d'archives, Martin Alarie

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet

Photo d'archives, Agence QMI
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Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole

Photo d'archives, Agence QMI
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Le maire de l’arrondissement de Saint-Léonard et ancien président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet

Photo d'archives
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Le leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien

Photo courtoisie
Photo courtoisie

Le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et numéro deux de la Ville de Montréal, Benoît Dorais

Photo d'archives, Chantal Poirier
Photo d'archives, Chantal Poirier

Le maire de Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, Gérald Maltais

Capture d'écran, TVA Nouvelles
Capture d'écran, TVA Nouvelles

Le maire de Notre-Dame-des-Monts, aussi dans Charlevoix, Alexandre Girard

Photo courtoisie
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