Un long week-end déterminant pour la deuxième vague
TVA Nouvelles
La fête du Travail marque aussi le dernier long congé de la période estivale et les appels à la prudence se sont multipliés, dans les derniers jours, puisqu’on craint l’arrivée de la deuxième vague de COVID-19.
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Sur l’avenue du Mont-Royal, ils étaient nombreux, samedi, à profiter du beau temps, alors que les commerçants ont sorti exceptionnellement leurs marchandises sur le trottoir.
Et les règles sanitaires dans tout ça? Assez difficile de les respecter, raconte le propriétaire d’un magasin de lunettes fumées.
«J'imagine que chacun fait ce qu'il peut. C'est respecté des fois, des fois oui, des fois non», dit-il.
«Il faut maintenir notre vigilance. D'ailleurs, on informe régulièrement nos membres. On a fourni du matériel», ajoute Jean-François Belleau du Conseil canadien du commerce de détail (CCDC).
«Soyez prudent», c'est le message que lance le gouvernement, conscient que le congé de la fête du Travail est propice aux rassemblements.
Pour preuve: des campings sont bondés, comme le Camping au Plateau 5 étoiles, à Terrebonne.
«C'est sûr qu'on est strict. Les gens le savent. On a mis les règlements en place. On affiche beaucoup sur Facebook», indique Jade Meunier, une des copropriétaires.
Les ventes de garage font aussi fureur et les affaires sont bonnes, du moins pour Réal, un résident de Blainville, qui s’est préparé à toute éventualité.
«On a la bouteille sur le coin là-bas pour désinfecter les mains. La plupart [des gens] ont leur masque», indique-t-il.
Chose certaine, le virus circule et la deuxième vague de COVID-19 pourrait bel et bien être sans pitié.
C’est du moins ce que craint l’Agence de la santé publique du Canada qui estime que le pic pourrait être jusqu’à 100 fois plus élevé dans les régions qui ont été peu touchées le printemps dernier. Cette proportion est estimée à deux ou trois fois pour les régions les plus touchées.
Il s’agit là du pire scénario envisageable et non du plus probable, toutefois.
N’empêche qu’aucun vaccin efficace ne serait alors disponible. Il y aurait aussi une pénurie de travailleurs de la santé, ainsi qu'une demande d'équipement de protection et de ventilateurs dépassant les capacités.
«Depuis le début de l'épidémie, on a déjà eu deux prévisions, puis à chaque fois, on a dépassé le pire scénario des deux prévisions. Il faut être vraiment vigilant», affirme l’épidémiologiste Nimâ Machouf.