Un millier de manifestants en Belgique contre les restrictions anti-COVID

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2021-03-28T20:03:26Z

Environ un millier de personnes, selon la police, ont manifesté dimanche dans un parc public de Liège, dans l’est de la Belgique, pour protester contre les restrictions anti-COVID, notamment le port du masque. 

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La manifestation, organisée à l’appel de plusieurs collectifs de citoyens, a pris des allures de grande fête dansante, autour d’une sono montée sur une petite tribune avec un DJ, a constaté un journaliste de l’AFP-TV.

De nombreux manifestants ne portaient pas de masque et dansaient parfois accrochés les uns aux autres, notamment au moment de former une chenille ondulant au rythme de la musique.

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«Je comprends que certains aient peur», mais «psychologiquement parlant, c’est beaucoup plus urgent d’être ici que d’être chez soi enfermés», a affirmé Valène Mewissen, une étudiante qui s’était jointe au rassemblement.

Elle a assuré que plusieurs rassemblements de jeunes intervenus récemment dans ce parc de La Boverie, bien connu des étudiants de Liège, «avaient montré qu’il n’y a pas de hausse des cas ici» dans la grande ville wallonne.

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«Je suis antimasque, [...] il faut être libre», a déclaré de son côté Muriel Deroy.

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Dans ce rassemblement, entamé vers 11h (9h GMT) et qui comptait environ 500 personnes à la mi-journée, la foule s’est progressivement densifiée, profitant d’une météo clémente, «pour atteindre un millier de personnes en fin d’après-midi», a précisé un porte-parole de la police locale.

La Belgique est entrée, samedi, dans une nouvelle phase de restrictions, plus sévères, prévoyant notamment un accès aux commerces non essentiels sur rendez-vous uniquement pendant quatre semaines.

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Sur fond de propagation rapide du variant anglais du coronavirus, dans tout le pays, les écoles et universités resteront fermées à partir de lundi, allongeant de fait les vacances scolaires de Pâques. Elles vont durer trois semaines (au lieu de deux), jusqu’au lundi 19 avril.

«Maintenant, on est vraiment dans une nouvelle pandémie, le virus est devenu beaucoup plus virulent, se transmet beaucoup plus facilement», a affirmé le premier ministre, Alexander De Croo, dimanche soir à la télévision publique (RTBF).

«On voit aussi qu’il y a beaucoup plus de jeunes dans les hôpitaux, on doit casser cette troisième vague», a poursuivi le dirigeant libéral flamand.

Selon les chiffres officiels, le nombre de patients atteints de la COVID-19 hospitalisés aux soins intensifs (plus de 700 recensés dimanche) a doublé en l’espace d’un mois.

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