Algorithmes décisionnels: «On a atteint un niveau de complexité hallucinant!»
TVA Nouvelles
Les algorithmes décisionnels qui doivent permettre aux parents de savoir quoi faire avec leurs enfants en cas de contact ou de symptômes de la COVID semblent non seulement complexes, mais diffèrent selon les régions, centres de services scolaires, et même selon les écoles.
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Les logigrammes devraient être beaucoup plus simples, juge l’analyste politique Emmanuelle Latraverse.
«Trouver l’information, c’est déjà une chasse au trésor! [Les diagrammes] demandent un niveau de littératie assez élevé pour s’y retrouver. Dans une société où il y a beaucoup d’analphabètes fonctionnels, ce n’est pas évident de s’y retrouver», déplore-t-elle lors de sa chronique à Mario Dumont.
«Faut que tu sois calme, que tu y ailles doucement, etc. On a atteint un niveau de complexité hallucinant. Je ne comprends pas qu’on en soit encore là!»
Elle constate qu’en Ontario, les parents doivent simplement se rendre sur un site internet, répondre à des questions, afin de déterminer quoi faire pour la suite des choses.
«Et dépendant des symptômes, ils te donnent une consigne différente à suivre. C’est d’une simplicité! Et il est mis à jour quotidiennement selon la région sanitaire où tu te trouves. Si le gouvernement veut qu’on gère les écoles comme du monde et que les parents ne soient pas en état d’apoplexie perpétuelle [...] va falloir arriver avec quelque chose d’un peu plus simple!», insiste-t-elle.
***Voyez son segment dans la vidéo ci-dessus.***