COVID-19: le gouvernement britannique n’exclut pas un nouveau confinement

AFP

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2020-09-18T10:55:20Z

LONDRES | Le gouvernement britannique n’écarte pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l’Angleterre, une «dernière ligne de défense», mais cherche à éviter une telle mesure en privilégiant les restrictions locales qui se multiplient, selon le ministre de la Santé, Matt Hancock. 

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Questionné vendredi sur des informations de presse évoquant l’hypothèse d’un confinement pour une période de deux semaines pendant les vacances scolaires qui commencent à la mi-octobre, Matt Hancock a expliqué que le gouvernement «veut éviter un confinement national, mais [qu'il est prêt] à le faire si nécessaire», a-t-il déclaré sur la BBC.

«Nous sommes prêts à faire ce qu’il faudra pour protéger des vies», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement pourrait recourir à d’autres restrictions locales, comme il l’a encore fait, jeudi, dans certaines localités du nord-est de l’Angleterre.

Entrées en vigueur vendredi, les mesures, qui concernent deux millions de personnes, interdisent notamment les rencontres entre personnes de différents foyers et introduisent un couvre-feu de 22h à 5h dans les lieux de divertissement.

L’instauration de ces mêmes mesures à partir de mardi prochain a été annoncée, vendredi, dans plusieurs localités du nord-ouest de l’Angleterre et notamment à Liverpool, ville qui compte à elle seule 500 000 habitants.

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La seule interdiction de se réunir avec des personnes d’autres foyers à domicile (jardins y compris) a également été instaurée dans plusieurs localités des Midlands et du West Yorkshire à partir de mardi.

Au total, plus de 10 millions de personnes vivent dans des zones touchées par des restrictions locales au Royaume-Uni, selon les estimations des médias britanniques.

Le pays, le plus durement touché en Europe avec près de 42 000 morts, fait face comme plusieurs de ses voisins à une poussée du virus. «Le nombre de patients hospitalisés infectés par le coronavirus double tous les huit jours», a déclaré le ministre de la Santé.

Selon une étude de l’Office national des statistiques, près de 60 000 personnes (59 800) en Angleterre étaient atteintes par le virus la semaine du 4 au 10 septembre, soit un habitant sur 900. Elle souligne que les plus forts taux d’infection se trouvent dans le nord-ouest et à Londres.

Aucune restriction n’est «actuellement prévue» dans la capitale britannique, autre que celle qui proscrit de socialiser avec plus de six personnes en même temps, a déclaré le porte-parole de Boris Johnson.

Le gouvernement se trouve par ailleurs sous le feu des critiques au sujet des tests, pour lesquels la demande dépasse largement l’offre.

Nouveau rassemblement populaire victime de la pandémie, le feu d’artifice pour le passage à la nouvelle année à Londres, dont le maire Sadiq Khan a annoncé l’annulation.

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