COVID-19: discothèque improvisée dans une école de Lévis

Des dizaines d’élèves font fi des consignes sanitaires

Photo portrait de Jean-François Racine

Jean-François Racine

2020-11-18T23:47:38Z
2020-11-19T02:35:29Z

La police de Lévis mène une enquête à la suite d’une activité scolaire qui aurait dégénéré en plancher de danse avec plusieurs dizaines d’élèves à l’intérieur de l’école secondaire Pointe-Lévy, mercredi avant-midi.

Chaque année, l’établissement scolaire organise le Déjeuner des finissants pour les futurs diplômés. En raison des mesures sanitaires en vigueur, l’activité s’est déroulée cette fois-ci en bulle-classe.  

Pour créer un peu d’ambiance, de la musique était notamment diffusée à l’entrée de l’école. Toutefois, lors de la pause, des élèves en auraient profité pour s’amuser un peu plus. 

Plusieurs vidéos circulent d’ailleurs en ligne et bon nombre d’adolescents ont confirmé le lieu exact de la prise des images. 

« Ça n’a duré que dix minutes »

Le web s’est rapidement enflammé. Certains ont dénoncé ce qui s’est produit en pleine pandémie, alors que d’autres ont tenté de minimiser la discothèque improvisée. 

Capture d'écran
Capture d'écran

Sur les images, on peut apercevoir des élèves portant le masque, mais il est impossible d’affirmer que tous le portaient. La distanciation n’est visiblement pas respectée. « C’est stupide en zone rouge », a expliqué l’un d’eux. « Ça n’a duré que dix minutes », a ajouté une autre.

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La direction n’a pas nié l’incident et une lettre a rapidement été envoyée aux parents. 

« Lors de la pause suivant le déjeuner en classe, des élèves se sont regroupés et ont commencé à danser. Nous avions sous-estimé l’engouement des élèves. Cette période n’a toutefois duré que quelques minutes à peine, l’attroupement ayant été rapidement dispersé dès que les adultes présents l’eurent constaté et eurent mis fin à l’intermède musical. Nous regrettons que cette situation se soit produite », a écrit le directeur Éric Pouliot. 

Enquête de police

La police de Lévis n’est pas intervenue immédiatement, mais une plainte a été déposée par la suite.

« Nous sommes au courant. Quelqu’un du public nous a avisés de la situation. Une enquête est en cours. Dans les circonstances actuelles, ça va à l’encontre de la Santé publique, mais je ne peux pas m’avancer sur ce qui pourrait être pris comme action », a confirmé le porte-parole du SPVL, Jean-Sébastien Levan.

La Commission scolaire des Navigateurs n’a pas voulu commenter. 

Encore 65 nouveaux cas de COVID-19 ont été confirmés en Chaudière-Appalaches mercredi, en plus de trois nouveaux décès.

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